L'éolienne offshore de 5 MW d'Eolink pourrait être vendue, alors que la start-up fait face à l'incertitude après des retards et des difficultés financières.
Une start-up face à une incertitude financière
Eolink, une start-up franco-britannique, traverse des difficultés financières et a été placée en redressement judiciaire, ce qui signifie qu'elle doit trouver un repreneur pour poursuivre son activité. L'entreprise travaillait sur une grande éolienne destinée à la haute mer, mais son avenir est aujourd'hui incertain.Projet d'éolienne retardé
Eolink a lancé son projet en 2015, avec pour objectif de concevoir une éolienne adaptée à la haute mer. Son démonstrateur de 5 MW, enfin prêt à être assemblé, accuse un retard de deux ans. L'éolienne doit être assemblée au port de Brest.L'entreprise propose son savoir-faire en matière de conception
Eolink a exposé sa situation sur LinkedIn, en proposant deux principales opportunités. La première concerne la reprise de ses capacités de conception, qui comprennent des méthodes, des logiciels et des brevets. Ces atouts sont particulièrement précieux pour l'éolien flottant en mer, le secteur naval et les industries offshore.Les composants de l'éolienne sont prêts
L'entreprise met également en vente son démonstrateur de 5 MW. L'ensemble de ses composants est entreposé à Brest, dans l'attente d'être assemblé. Une fois achevée, l'éolienne mesurerait 150 mètres de haut en bout de pale et 50 mètres de large. Ses systèmes d'ancrage sont déjà installés sur le site du SEM-REV, au large du Croisic.Des difficultés passées dans le secteur
La situation d'Eolink rappelle celle de Sabella, une entreprise française spécialisée dans les hydroliennes. Sabella a été placée en liquidation judiciaire en janvier 2024, mais a ensuite trouvé un repreneur pour son prototype d'hydrolienne D10, installé au large d'Ouessant.