Un lycéen a été blessé au visage lors d’un blocage au lycée Balzac à Tours, dans le département d’Indre-et-Loire, mercredi 30 septembre. Des témoins ont indiqué que la blessure aurait été causée par un LBD de la police, un lanceur de balles de défense, un dispositif non létal utilisé pour disperser les foules. Le LBD projette des balles en caoutchouc ou des projectiles similaires afin de dissuader les individus sans causer de dommages mortels. La préfecture d’Indre-et-Loire a confirmé que les images des caméras corporelles des policiers impliqués dans l’incident seront analysées pour déterminer la cause exacte de la blessure. La procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard, a précisé que la personne blessée a subi des « blessures à la tête » et que l’affaire a été transmise à l’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, pour approfondir l’enquête. Les examens médico-légaux ont révélé que les lésions oculaires étaient « compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ». La préfecture mène des vérifications pour établir si la blessure résulte bien d’un tir de LBD. Cette enquête s’appuie sur les déclarations des policiers concernés, les images de leurs caméras corporelles ainsi que les témoignages des personnes présentes sur place. Le jeune homme a été hospitalisé au CHU de Tours et devrait être entendu ultérieurement dans le cadre de l’enquête. La préfecture a souligné que le niveau de violence à Tours a été « d’une intensité assez élevée », avec de nouveaux interpellations signalées mercredi. Mardi, six personnes ont été arrêtées pour des actes de violence, dont des jets de projectiles envers les forces de l’ordre. Deux d’entre elles seront convoquées devant le tribunal pour enfants en novembre. La situation en cours suscite des inquiétudes quant à l’escalade des tensions entre les élèves et les autorités dans la région.