Une enquête a été ouverte après qu'une lycéenne a été blessée à l'œil par un projectile de LBD lors d'une manifestation à Argenteuil. L'incident s'est produit lors d'un affrontement entre policiers et manifestants jeudi matin près de la Dalle d'Argenteuil, selon un communiqué du parquet de Pontoise. La jeune fille a été transportée à l'hôpital parisien après avoir été touchée par le projectile, qu'elle a identifié comme étant à l'origine de sa blessure. D'après le parquet, lors de l'affrontement, des policiers ont fait face à deux jeunes hommes situés à une vingtaine de mètres, qui avaient tiré des mortiers — un type d'engin explosif — en leur direction. En réponse, deux policiers ont utilisé des LBD, des armes dites « non létales » conçues pour disperser les foules ou stopper des individus sans causer de blessures graves. Les projectiles tirés par les agents ont atteint les deux jeunes hommes, qui ont ensuite pris la fuite. La description de la lycéenne blessée correspondait à l'un des deux individus impliqués dans l'affrontement. Cet incident est le quatrième dossier ouvert par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), l'organe de contrôle interne de la police française, depuis le début du mouvement de protestation lycéen. Des enquêtes similaires avaient déjà été lancées après des incidents comparables à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise), Sevran (Seine-Saint-Denis) et Tours (Indre-et-Loire). Ces investigations s'inscrivent dans le cadre d'un examen continu des pratiques policières lors des manifestations, afin de garantir le respect des règles légales et éthiques. L'usage des LBD fait débat depuis le début des manifestations récentes, car ces armes, bien que conçues pour limiter les dommages, peuvent provoquer des blessures si elles sont mal utilisées ou tirées à bout portant. Les autorités ont souligné l'importance d'enquêter sur ces incidents pour préserver la confiance du public et s'assurer que les interventions policières restent dans le cadre de la légalité.