Le maire attaque en diffamation

Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, a décidé d'engager une action en justice contre le magazine français Marianne et son journaliste Edouard Roux, qu'il accuse de diffamation. Il prévoit de présenter devant le tribunal des citations directes tirées de l'article à l'appui de sa plainte.

Le moment de la publication

L'article a été publié le 25 octobre, soit un jour seulement avant que le Sénat n'examine un projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse. Ce calendrier a soulevé des interrogations sur les intentions de l'article et sur son influence possible sur le processus législatif.

Contenu de l'enquête

L'enquête affirmait que Gilles Simeoni avait faussement attribué à la France une déclaration qualifiant celle-ci de « pays ami ». Elle l'accusait également de dissimuler un « nationalisme radical » et de recourir à des « méthodes brutales » pour gouverner la Corse. Ces accusations reposaient sur des sources anonymes et des témoignages.

Accusations d'intimidation

L'article comprenait des citations de témoins anonymes qui décrivaient Gilles Simeoni comme une personne exerçant des pressions et des menaces, aussi bien en Corse que auprès des responsables politiques du continent. Un témoin affirmait que s'opposer à Simeoni pouvait entraîner la perte de subventions et d'accès à des ressources.

La réponse de Gilles Simeoni

Gilles Simeoni a qualifié l'article de simple recueil d'« accusations diffamatoires, de répétitions d'allégations, voire de pures inventions », attribuées à des sources anonymes. Il a souligné que l'article avait été publié de manière stratégique afin d'influencer le vote du Sénat sur l'autonomie de la Corse.