Huit millions d'euros pour développer des cultures à faibles intrants, comme le chanvre et le trèfle, dans le bassin Seine-Normandie afin de préserver l'eau et soutenir une agriculture durable.
Financement des cultures à faibles intrants
Une enveloppe de huit millions d'euros est allouée par l'Agence de l'eau Seine-Normandie au développement de quatre filières de cultures à faibles intrants, dont le chanvre, la luzerne, le sarrasin et le trèfle.Définition de l'agriculture à faibles intrants
Les productions à faibles intrants (BNI) se caractérisent par un faible recours aux produits phytosanitaires, à l'azote, au phosphore ou à l'eau. Leur introduction dans les rotations culturales réduit également les intrants nécessaires aux cultures suivantes.Objectifs environnementaux et économiques
L'objectif est de donner aux agriculteurs une valeur économique durable pour ces cultures, dont le développement présente un intérêt particulier pour la préservation des ressources en eau utilisées pour l'alimentation en eau potable. Les aires d'alimentation de captage représentent environ un tiers de la surface agricole du bassin Seine-Normandie.Soutien aux mesures agricoles existantes
Le développement de ces filières vient compléter les autres dispositifs mobilisés pour les agriculteurs de ces territoires, notamment les mesures agro-environnementales et climatiques, les paiements pour services environnementaux, l'accompagnement technique ou les aides à l'investissement.Éligibilité et exigences du projet
Cet appel s'adresse en priorité aux coopératives, aux collectifs d'agriculteurs, aux associations, aux industriels, ainsi qu'aux collectivités territoriales et, le cas échéant, aux organismes de développement agricole. Le projet doit obligatoirement être lié à une ou plusieurs aires d'alimentation de captage.Types d'activités soutenues
L'agence peut soutenir à la fois l'émergence et la mise en œuvre de ces filières, notamment les études de faisabilité et de marché, les études techniques ou sur les ressources, ainsi que les investissements nécessaires à la transformation, au stockage ou à la commercialisation.Exemples d'opérations soutenues
Une unité de transformation ou de séchage du chanvre, une usine de déshydratation de luzerne ou une étude technico-économique visant à dimensionner une nouvelle filière font partie des opérations pouvant être soutenues. Les porteurs de projet doivent prendre contact avec la délégation locale de l'Agence de l'eau Seine-Normandie.Calendrier de sélection des projets
Les projets seront sélectionnés en mars 2027.