Les États-Unis peinent à empêcher l’Iran de vendre secrètement son pétrole, malgré l’imposition de sanctions strictes à Téhéran. Des rapports récents indiquent que des navires iraniens effectuent des transactions pétrolières dans les eaux malaisiennes, ce qui profite particulièrement à la Chine. Malgré les sanctions américaines, le commerce du pétrole iranien reste actif en Asie du Sud-Est, notamment au large des côtes de la Malaisie. Dans cette zone, les pétroliers procèdent à des transferts de cargaison d’un navire à l’autre, une pratique courante dans l’industrie maritime que la flotte clandestine de l’Iran utilise pour contourner les sanctions internationales, selon The New York Times. Ces opérations permettent le transport de millions de barils de brut vers des acheteurs étrangers, principalement la Chine, et ont des répercussions majeures sur le marché mondial du pétrole. Le pétrole iranien est souvent vendu à un prix inférieur, ce qui influence le cours du brut et nuit aux entreprises concurrentes. De plus, les navires utilisés pour ces transferts sont souvent vétustes, ce qui augmente les risques d’accidents.
Les États-Unis se trouvent dans une position délicate. Face à cette situation, le gouvernement américain explore d’autres moyens de faire pression sur Téhéran pour qu’il se conforme aux exigences. Au-delà de la cible des pétroliers iraniens, la Maison-Blanche prévoit désormais de se concentrer sur les entreprises qui aident l’Iran à mener ses échanges. Les courtiers maritimes, les fournisseurs de carburant, les prestataires de services portuaires et les intermédiaires financiers figurent parmi les cibles potentielles. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé ces sanctions en août, et elles devraient servir de dissuasion : les entreprises visées risquent de perdre l’accès aux transactions en dollars, de ne plus pouvoir payer leurs fournisseurs et d’être exclues par les banques et les partenaires commerciaux.
La Malaisie se trouve également dans une situation complexe. Le pays ne reconnaît pas la légitimité des sanctions américaines contre l’Iran, avec lequel il entretient des relations solides, similaires à celles qu’il entretient avec Pékin, principal acheteur du pétrole iranien et principal partenaire commercial de la Malaisie. Depuis Kuala Lumpur, les autorités évoquent des défis pratiques et juridiques pour surveiller les opérations dans cette zone maritime, qui se situe au-delà des eaux territoriales du pays mais dans sa zone économique exclusive. Malgré les pressions américaines, la Malaisie a largement laissé ce commerce se poursuivre.
Des missiles, des drones et d’autres risques sont présents à bord des pétroliers tentant de traverser le détroit d’Ormuz. Grâce à sa « flotte fantôme », l’Iran continue de vendre son pétrole, en dépit des sanctions américaines. Les entreprises malaisiennes s’inquiètent : selon la loi nationale, commercer avec des navires iraniens n’est pas nécessairement illégal. Cependant, elles risquent des conséquences financières de la part des États-Unis. En même temps, certains professionnels du secteur refusent de voir les équipages iraniens comme des ennemis, estimant que les marins, majoritairement non iraniens, cherchent simplement à gagner leur vie. Ils remettent en question la justification morale de leur refuser de l’eau potable ou de la nourriture. L’impopularité des États-Unis en Malaisie, renforcée par la guerre à Gaza et le conflit avec l’Iran, ne fait que renforcer cette position.
La stratégie de Washington montre clairement ses limites. Des experts estiment que les mesures américaines n’ont pas, jusqu’à présent, significativement réduit le flux de pétrole iranien. Même si les autorités parviennent à perturber ces opérations, le commerce pourrait simplement se déplacer vers d’autres zones, comme les eaux indonésiennes. Tant que la demande chinoise reste forte, que les réseaux de soutien locaux continuent de fonctionner et que les profits sont élevés, il sera extrêmement difficile pour les États-Unis de rendre leurs sanctions plus efficaces.
Les États-Unis peinent à stopper le commerce pétrolier iranien malgré les sanctions et les dynamiques régionales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Slate.fr



