En février 1991, une campagne militaire rapide menée par les États-Unis et leurs alliés avait abouti à la défaite de l’armée irakienne et à la libération du Koweït, alors occupé par l’Irak. Cette opération, connue sous le nom d’Opération Tempête du désert, avait démontré la puissance militaire écrasante des États-Unis et laissé une empreinte durable sur la scène internationale. Trente-cinq ans plus tard, les États-Unis font face à un défi différent : leur incapacité à empêcher la République islamique d’Iran (RII) de contrôler le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial du pétrole, après plusieurs mois de conflit. Cette situation met en lumière les limites du modèle militaire américain et soulève des questions sur l’efficacité de la prise de décision stratégique des dirigeants du pays.
Le conflit avec l’Iran, qui a débuté au début de l’année 2026, avait des objectifs ambitieux, notamment le renversement du régime iranien, la destruction de son programme nucléaire et le démantèlement de ses capacités en missiles balistiques. Aucun de ces objectifs n’a été atteint, et l’attention s’est tournée vers la résolution d’un problème que de nombreux experts estiment avoir été anticipé. La RII, en particulier le Corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI), a effectivement pris le contrôle du détroit d’Ormuz. Ce contrôle permet à l’Iran d’imposer des péages aux navires commerciaux traversant le détroit, générant ainsi des bénéfices économiques significatifs. Le GRI a établi un réseau de bases côtières et d’îles fortifiées des deux côtés du détroit, notamment Bandar Abbas, Qeshm et Larak, qui servent de points stratégiques clés pour contrôler le trafic maritime.
Le contrôle iranien sur le détroit s’appuie sur une infrastructure militaire robuste, incluant des brigades conventionnelles, des unités anti-aériennes et anti-navires, ainsi qu’un grand nombre de forces maritimes mobiles comme des bateaux rapides, des mini-sous-marins et des navires poseurs de mines. Ces forces sont capables de lancer des attaques coordonnées contre les navires et de perturber la navigation, ce qui a efficacement dissuadé de nombreux armateurs d’éviter les eaux contrôlées par l’Iran. Cette présence militaire a non seulement sécurisé les intérêts économiques de l’Iran, mais a également suscité une préoccupation visible chez les décideurs américains, qui cherchent désormais à rétablir la libre navigation dans le détroit, conformément au droit international.
Depuis août 2026, les États-Unis ont envisagé trois options principales : renoncer à l’effort de libérer le détroit, persuader l’Iran de le faire, ou en prendre le contrôle par la force. La première option semble peu probable, sauf si l’Iran propose des concessions majeures, comme un accord nucléaire. La deuxième option, qui a été privilégiée, consiste à exercer des pressions économiques et diplomatiques sur l’Iran pour qu’il se conforme aux exigences américaines. Cela a inclus des incitations financières, comme le dégel d’actifs et la levée de sanctions, en échange de l’engagement iranien à abandonner ses ambitions nucléaires et à permettre la libre navigation dans le détroit. Cependant, ces incitations n’ont pas convaincu les dirigeants iraniens, conduisant à l’utilisation continue de pressions négatives, comme un blocus naval des ports iraniens dans le golfe d’Oman. Ce blocus vise à couper l’accès de l’Iran au commerce mondial, mais ses effets à long terme restent incertains, et son impact sur l’économie iranienne est difficile à évaluer.
Les États-Unis peinent à contrer le contrôle iranien du détroit d'Ormuz
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Areion24



