Nouveaux financements pour les exploitations de Haute-Saône

La préfecture de Haute-Saône a annoncé une enveloppe supplémentaire de 636 000 euros pour soutenir 205 exploitations, en priorité les jeunes agriculteurs et les nouveaux installés, ainsi que les filières fragilisées comme le maraîchage et l'arboriculture. Cette aide s'ajoute à plus d'un milliard d'euros déjà annoncés au niveau national.

Réouverture des aides au gazole agricole

Les guichets d'aide au gazole non routier (GNR) agricole ont rouvert pour les mois d'avril, mai et juin 2026, afin de permettre aux agriculteurs qui n'avaient pas pu déposer leur demande dans les délais initiaux de postuler. Cette mesure fait suite à une annonce du gouvernement prolongeant le guichet GNR jusqu'à la fin de l'année 2026.

Aide aux engrais simplifiée

Les agriculteurs peuvent désormais transmettre leurs bons de commande d'engrais azotés simples avant d'avoir payé leurs factures, ce qui allège les démarches pour bénéficier de l'aide. Cette mesure s'inscrit dans un effort plus large visant à réduire les contraintes administratives pesant sur les agriculteurs touchés par les difficultés récentes.

Exonérations fiscales pour les pertes de récoltes

Les agriculteurs de Haute-Saône ayant subi des pertes de récoltes à cause d'événements climatiques extrêmes bénéficient automatiquement d'exonérations de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), pour un total de 2,4 millions d'euros. La date limite de paiement de la taxe foncière a également été repoussée au 15 novembre 2026.

Plus de clarté sur l'assurance récolte

La préfecture prévoit de publier, d'ici mi-octobre, une carte actualisée des pertes de récoltes constatées, établie à partir d'une analyse de données satellitaires. L'objectif est d'améliorer la transparence et de donner aux agriculteurs des arguments plus clairs pour contester, si nécessaire, les décisions d'indemnisation.

Soutien à la trésorerie des agriculteurs

Deux nouveaux outils financiers viendront en aide aux agriculteurs confrontés à des difficultés de trésorerie. Le premier prévoit des prêts à taux zéro allant jusqu'à 50 000 euros, l'État prenant en charge les intérêts. Le second s'adresse aux agriculteurs installés depuis moins de cinq ans et peut donner lieu à une aide pouvant atteindre 2 500 euros par exploitation.