Le gouvernement français finalise un plan d'aide contre la sécheresse

Le gouvernement français met la dernière main à un plan d'urgence destiné à aider les agriculteurs touchés par la récente canicule et la sécheresse. Annoncé le 4 septembre et détaillé le 8 octobre par le ministre de l'Agriculture lors du Sommet de l'élevage, ce plan prévoit un soutien financier, des procédures simplifiées et des versements d'aide plus rapides afin d'alléger la charge financière pesant sur les exploitations agricoles.

Aides d'urgence déjà versées

En Haute-Loire, 210 000 euros d'aides d'urgence ont déjà été versés au titre du dispositif CASI et du fonds national d'urgence de 235 millions d'euros. Une aide forfaitaire de 1 500 euros par exploitation éligible peut bénéficier à 670 exploitations, et 140 demandes avaient été traitées au 14 octobre, tandis que 390 étaient encore à l'étude. Les jeunes agriculteurs éleveurs sont prioritaires dans la répartition de ces aides.

Nouveau soutien financier pour les prêts de trésorerie

Le gouvernement prévoit de prendre en charge jusqu'à 2,5 points d'intérêt sur les prêts de trésorerie liés à la sécheresse. Ces prêts peuvent atteindre 50 000 euros sur deux ans, avec une aide maximale de 2 500 euros par exploitation. Les agriculteurs installés depuis moins de cinq ans bénéficieront également d'un soutien spécifique s'ils reportent les échéances de remboursement du capital, avec la prise en charge des intérêts et des frais de restructuration.

Aide élargie pour le gazole non routier et les engrais

Le guichet d'aide pour le gazole non routier (GNR) rouvrira pendant deux mois, couvrant la consommation d'avril, de mai et de juin 2026. Le dispositif est prolongé jusqu'à la fin de l'année. Une prolongation similaire s'applique au guichet exceptionnel d'achat d'engrais azotés simples, qui accepte désormais un bon de commande ou une facture non acquittée pour les premières applications, même si une facture acquittée reste exigée pour le paiement.

Réductions d'impôts pour les terres touchées

Les pertes de récoltes dues aux conditions climatiques extrêmes ouvriront droit à des réductions de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. En Haute-Loire, le taux de réduction prévu atteint 50 % pour les terres sinistrées. Si un propriétaire bailleur bénéficie de cette réduction, il doit la répercuter au profit de son locataire, une obligation qui fera l'objet d'un suivi attentif afin de garantir son respect.

Évaluation des dégâts sur les prairies et amélioration de l'indemnisation

L'évaluation des pertes sur les prairies reste une préoccupation majeure pour les éleveurs. Une commission départementale d'expertise se réunira le 27 octobre, puis à nouveau fin novembre, afin de comparer les données satellitaires aux observations de terrain et de traiter les écarts signalés par les agriculteurs. Une nouvelle carte de l'indice prairial, intégrant les données de fin septembre, sera également publiée. Les assureurs sont invités à mieux informer les agriculteurs de leurs possibilités de recours et à accélérer le traitement des demandes d'indemnisation. Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, est chargé de veiller à la mise en œuvre rapide de ces mesures dans le département.