La France débloque 6,5 millions d'euros pour les agriculteurs frappés par la sécheresse, les incendies et les aléas climatiques : allègements fiscaux et indemnisation des pertes non assurées.
Aide d'urgence pour les agriculteurs français
Le gouvernement français a lancé un plan d'aide d'urgence destiné à soutenir les exploitations agricoles touchées par la sécheresse, les canicules et les incendies majeurs survenus cet été. D'un montant total de 2 millions d'euros, cette aide provient des fonds de réarmement et est versée sous forme de paiements forfaitaires à différents secteurs agricoles.Des montants d'aide variables selon les secteurs
Les producteurs de légumes et certaines cultures spécialisées recevront chacun 1 500 euros, tandis que les producteurs de fruits et les agriculteurs récemment installés toucheront chacun 1 000 euros. Une partie de l'aide est également calculée en fonction du nombre d'unités gros bovins (UGB) détenues par un exploitant et vient compléter le soutien financier à l'hectare pour les cultures de printemps.La Creuse bénéficiaire de l'aide
Dans le département de la Creuse, 1 738 bénéficiaires percevront cette aide, dont le budget total s'élève à 2 millions d'euros. Cette aide vise à aider les agriculteurs à se remettre des dégâts causés par les conditions météorologiques extrêmes de cet été.Allègement fiscal pour les propriétés non bâties
Une mesure distincte, dotée de 4,5 millions d'euros, prévoit un allègement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) dans le département de la Creuse. Les prairies et les terres arables bénéficieront d'une réduction de 60 % de cet impôt. Cet allègement est automatique et ne nécessite aucune démarche de la part des propriétaires fonciers.Une obligation légale pour les propriétaires fonciers
Les propriétaires fonciers doivent veiller à ce que l'allègement fiscal profite aux exploitants, et l'État contrôlera le respect de cette obligation légale afin que la mesure soit utilisée de manière appropriée.Indemnisation des agriculteurs non assurés
L'État a également reconnu les pertes de récoltes subies par les exploitants non assurés, ainsi que les pertes de capital dues à des catastrophes agricoles. Ces mesures permettent une indemnisation partielle des dommages subis, sous certaines conditions.Catégories de pertes éligibles
Les pertes éligibles comprennent les pertes de récoltes de grandes cultures, de légumes, de viticulture, d'arboriculture, de petits fruits, ainsi que de plantes aromatiques et médicinales. Les pertes de capital liées à la sécheresse, aux orages, à la grêle et aux dégâts causés par la chute d'arbres seront également prises en compte pour une indemnisation.