D'ici 2027, le stationnement près des passages piétons va changer, affectant la conduite urbaine et remodelant la mobilité dans les villes.
Les règles de stationnement près des passages piétons changent d'ici 2027
D'ici la fin de 2027, le stationnement dans un périmètre de 5 mètres en amont des passages piétons ne sera plus autorisé dans les villes françaises. Cette évolution vise à améliorer la visibilité et la sécurité des piétons, même si elle pourrait réduire le nombre de places de stationnement disponibles dans les zones urbaines.Impact sur les places de stationnement en ville
La nouvelle règle obligera les communes françaises à supprimer les places de stationnement situées trop près des passages piétons. Cela pourrait compliquer le stationnement dans les centres-villes, où l'espace est déjà limité, et pourrait conduire à de nouvelles façons d'organiser le stationnement et les transports.Fondement juridique de la réglementation
Cette réglementation découle de la loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019, qui impose la suppression des places de stationnement motorisées situées à moins de cinq mètres des passages piétons. Les communes doivent se conformer à cette règle d'ici le 31 décembre 2026, et les effets seront visibles en 2027.Précisions sur l'interdiction de stationner
L'interdiction ne concerne que les 5 mètres précédant un passage piéton, et non les deux côtés. Les emplacements destinés aux vélos et aux engins de déplacement personnel restent autorisés. Le non-respect de la règle peut entraîner des amendes ou l'enlèvement du véhicule, le Code de la route considérant déjà ce type de stationnement comme très gênant.Préoccupations en matière de sécurité et statistiques
La réglementation répond à un véritable enjeu de sécurité routière. Les véhicules garés trop près des passages piétons peuvent gêner la visibilité des conducteurs à l'égard des piétons, et inversement. En 2024, 456 piétons sont morts dans des accidents de la route en France, dont 70 % de ces accidents sont survenus en milieu urbain.Difficultés de mise en œuvre pour les villes
Les communes rencontrent des difficultés pour appliquer la règle, notamment en matière de financement, de planification et d'acceptation par le public. Toutefois, les espaces libérés peuvent être utilisés pour des arceaux à vélos, des cheminements piétons ou des espaces verts, à condition que la visibilité aux passages piétons soit préservée.Inquiétudes du public quant à l'accès au stationnement
Certains automobilistes et commerçants craignent que la règle rende les centres-villes moins accessibles. Une enquête menée en 2026 indique que 42 % des personnes interrogées considèrent le stationnement comme un frein à la visite du centre-ville, et que 37 % de celles qui s'y rendent rarement citent les difficultés de stationnement comme principale raison.Encourager d'autres modes de transport
Ce changement pourrait inciter les automobilistes à utiliser les transports en commun ou à se garer plus loin et à faire le reste du trajet à pied. Les parkings relais situés à proximité des pôles de transport en commun favorisent déjà cette approche, en permettant aux conducteurs de passer à la marche ou aux transports pour la dernière partie de leur trajet.Des tendances de stationnement qui varient selon les villes
L'impact de la règle varie selon les villes. À Lyon, le prix moyen du stationnement dans les centres-villes a augmenté de 8,7 % entre 2024 et 2025, tandis qu'à Toulouse, il a diminué de 22,7 %. Ces écarts reflètent des conditions locales et n'indiquent pas nécessairement un lien direct entre la réglementation et la hausse des prix.Outils numériques pour préparer les déplacements
De plus en plus de personnes utilisent des outils numériques pour planifier leurs déplacements. En 2025, 75 % des personnes âgées de 12 ans et plus ont cherché des itinéraires en ligne. Ces outils permettent de comparer les options de stationnement, de vérifier les disponibilités et de préparer les correspondances avec les transports en commun, ce qui rend la préparation des trajets plus efficace.