Le stationnement coûte très cher selon les villes françaises

Entre 138 euros par mois à Paris et 58 euros à Toulouse, le prix du stationnement augmente dans les grandes villes françaises, selon le dernier baromètre 2026 publié par Yespark, spécialiste du stationnement par abonnement. Paris reste la ville la plus chère de France pour la location mensuelle d'une place de stationnement, avec un prix moyen de 138 euros par mois, devant Marseille (Bouches-du-Rhône) à 109 euros et Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) à 102 euros.

Les prix varient selon la région et la commune

À l'inverse, des communes comme Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et Toulouse (Haute-Garonne) sont plus abordables, avec des prix moyens respectifs de 57 euros et 58 euros par mois. Par région, Provence-Alpes-Côte d'Azur arrive en tête avec une moyenne de 106 euros par mois, devant l'Île-de-France à 102 euros, tandis que la Bourgogne-Franche-Comté est la région la moins chère de l'Hexagone, avec une moyenne de 42 euros par mois.

La baisse de l'offre et la hausse des redevances font grimper les coûts

La flambée des prix du stationnement s'explique par une forte réduction de l'offre de places en surface et par une hausse des tarifs de stationnement sur voirie. Dans les quartiers centraux de Paris, du 1er au 11e arrondissement, laisser sa voiture dans la rue pendant six heures, la durée maximale autorisée, peut coûter jusqu'à 75 euros pour un modèle standard, et jusqu'à 225 euros pour un SUV, selon son poids.

Le plan parisien de réduction des places en surface

La capitale poursuit le plan lancé en 2020 pour supprimer 70 000 places de stationnement en surface d'ici 2026. Environ 48 000 à 50 000 places ont déjà été neutralisées, et près de 22 000 places doivent encore disparaître. Cet effort s'inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance à la voiture et à améliorer la mobilité urbaine.

Les amendes pour stationnement non payé se multiplient

Les sanctions financières accentuent la pression sur les automobilistes : le nombre d'avis de paiement de forfait post-stationnement (FPS) était limité à 7,8 millions en 2018, avant de grimper à 16,3 millions en 2024, puis de redescendre à 15,6 millions en 2025, ce qui représente au total près de 500 millions d'euros pour les collectivités locales. Les écarts de sanctions entre les métropoles restent importants, avec un FPS maximal de 17 euros à Marseille, contre 80 euros à Lyon et jusqu'à 225 euros à Paris pour un SUV dans la zone centrale.

Une nouvelle loi redessine les places de stationnement urbaines

Les obligations de la loi d'orientation des mobilités (LOM) remodèlent les espaces urbains. Cette loi impose à toutes les communes de supprimer, d'ici le 31 décembre 2026, toutes les places de stationnement situées à moins de cinq mètres en amont des passages piétons. Destinée à améliorer la visibilité afin de prévenir les accidents, cette mesure retirera plusieurs milliers de places supplémentaires de la voirie publique à travers le pays.

La hausse des coûts pèse sur le budget des ménages

La voiture représente 80 % du budget transport des ménages, avec une facture totale moyenne de 416 euros par mois en 2025, et le coût du stationnement pèse de plus en plus sur le pouvoir d'achat. Face à la disparition programmée des places en surface, la location de places privées dans les parkings souterrains devient une solution plus abordable pour les automobilistes.

Un expert souligne l'impact de la hausse des coûts

« En 2026, la hausse des coûts de stationnement témoigne d'une profonde transformation des villes, avec moins de places en surface, davantage de restrictions et une pression croissante sur les budgets des Français », déclare Charles Pfister, cofondateur de Yespark. « Face à la rareté des places sur voirie, le stationnement souterrain n'est plus seulement une option de confort, mais une véritable alternative financière pour continuer à se déplacer », ajoute-t-il.