À la suite d’une vague de blocages et de dégradations de biens liées à un mouvement étudiant, des procédures judiciaires ont été engagées dans plusieurs villes du sud de la France. Le parquet de Nîmes a dressé un premier bilan des actions menées à la suite d’incidents qui ont débuté début octobre. Depuis le mardi 29 septembre, de nombreux établissements scolaires et bâtiments publics dans les ressorts des tribunaux de Nîmes et d’Alès ont été endommagés. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs interpellations pour des faits incluant des dégradations de biens par des moyens dangereux, la détention de substances incendiaires ou explosives, le port d’articles pyrotechniques sans autorisation, ainsi que des violences, menaces et outrages envers des policiers, gendarmes ou agents de l’Éducation nationale. Jeudi, vingt interpellations ont été réalisées, dont huit mineurs déférés au tribunal pour enfants. Dix autres jeunes interpellés feront l’objet de poursuites pénales et seront prochainement convoqués devant un délégué du procureur. Certaines interpellations ont été levées en raison d’éléments insuffisants pour les infractions reprochées. Les arrestations se sont poursuivies, avec cinq nouveaux mineurs déférés au tribunal pour enfants vendredi. Une dizaine d’autres devraient être convoqués dans le courant de la semaine prochaine devant le délégué du procureur. Au moment de la prise de parole, plusieurs arrestations étaient encore en cours, pouvant donner lieu à de nouvelles procédures pénales. Les procédures concernent des faits commis à Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Sommières, Villeneuve-lès-Avignon et Beaucaire, selon la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac. Pour les mineurs déférés devant le tribunal pour enfants, les parents sont systématiquement associés à la procédure en leur qualité de responsables civils. Les jeunes concernés feront l’objet d’une audience de culpabilité dans le mois à venir. Les parquets rappellent également que les victimes de dégradations ou de violences peuvent demander réparation pour leur préjudice, qu’il soit matériel, physique ou psychologique. Elles peuvent notamment être accompagnées dans leurs démarches par l’association d’aide aux victimes AGAVIP.