Des blocages d’écoles se sont poursuivis dans l’ensemble de la région des Alpes-Maritimes, en France, ce vendredi 2 octobre, avec onze personnes interpellées, dont huit mineurs et trois adultes. Selon le procureur local Damien Martinelli, les trois adultes seront présentés immédiatement devant le tribunal, tandis que cinq mineurs ont été déférés devant le juge des enfants et dix-sept autres ont été confiés à un délégué du procureur pour un examen complémentaire. Ces troubles, qui durent depuis la rentrée scolaire, sont largement liés à des manifestations d’élèves portant sur des questions comme les politiques éducatives, les conditions de scolarité ou encore des décisions administratives. Dans la commune de Drap, plusieurs incidents ont été signalés vendredi matin aux abords d’un lycée, dont un incendie sur une voie ferrée voisine. La chaîne locale BFM Nice Côte d’Azur a rapporté qu’un nombre important de gendarmes avait été déployé sur place, où les tensions se sont cristallisées entre les forces de l’ordre et les élèves. À Valbonne, environ 250 élèves se sont rassemblés pacifiquement devant un campus international pour dénoncer la qualité insuffisante des repas, des emplois du temps trop rigides et le coût élevé des fournitures obligatoires. Depuis lundi, 174 personnes ont été placées en garde à vue dans les Alpes-Maritimes, dont 75 ont fait l’objet de poursuites pénales immédiates depuis le 28 septembre. La préfecture régionale a annoncé que l’enseignement à distance serait mis en place pour vingt-quatre lycées ayant connu des perturbations le 2 octobre, parmi lesquels ceux de Nice, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Menton et Grasse. Un arrêté préfectoral a été pris pour interdire les rassemblements statiques à proximité de ces établissements, prolongeant les mesures déjà en vigueur interdisant le port d’armes, de mortiers, de carburant et d’équipements de dissimulation du visage, jugés comme des menaces potentielles pour la sécurité publique.