Les majors pétrolières et gazières affichent des bénéfices record au T3 2025, ExxonMobil en tête, tandis que des ONG dénoncent des « superprofits » face aux enjeux climatiques.
Les grandes compagnies pétrolières annoncent des bénéfices record
Les bénéfices cumulés des grandes compagnies pétrolières et gazières ont atteint 21,2 milliards de dollars entre juillet et septembre 2025, soit une hausse de 138 % par rapport à la même période de l'année précédente. Il s'agit d'une progression importante des résultats pour le secteur.ExxonMobil en tête
ExxonMobil, entreprise américaine, a enregistré le bénéfice net le plus élevé du troisième trimestre, à 15,4 milliards de dollars, devant ses concurrents comme le britannique Shell, l'américain Chevron et le français TotalEnergies, qui a publié un bénéfice record de 8,3 milliards de dollars.BP connaît une forte croissance
Le britannique BP, dont les résultats ont été plus modestes que ceux de ses rivaux ces dernières années, a dégagé un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars pour le trimestre, soit quatre fois plus que l'année précédente. Il s'agit du deuxième trimestre le plus rentable de la décennie pour les grandes compagnies pétrolières et gazières.Des bénéfices record en 2022
Le trimestre le plus rentable pour ces entreprises a été le deuxième trimestre 2022, au cours duquel elles ont enregistré 62,5 milliards de dollars de bénéfices nets. Cette situation a été provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine et la crise énergétique qui en a découlé, entraînant une forte hausse des prix de l'énergie.Des bénéfices élevés qui se maintiennent
Depuis le record de 2022, le bénéfice net trimestriel moyen des cinq grandes compagnies pétrolières et gazières s'établit à 31,4 milliards de dollars. Cette performance a été alimentée par la hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel, en partie liée à la guerre en Iran et au blocage du détroit d'Ormuz.Des marges de raffinage à des niveaux record
Les marges de raffinage de ces entreprises ont atteint des niveaux historiques, principalement en raison de la hausse des prix du diesel par rapport au pétrole brut. La directrice générale de BP, Meg O'Neill, a indiqué qu'il s'agissait d'un trimestre record pour l'activité de raffinage, un sentiment partagé par ses homologues du secteur.Les ONG environnementales critiquent ces bénéfices
Les organisations environnementales ont rapidement condamné les importants bénéfices réalisés par les grandes compagnies pétrolières et gazières. Elles ont mis en avant les dommages environnementaux causés par les activités liées au pétrole et au gaz, ainsi que leur impact sur le réchauffement climatique, en particulier après un été marqué par des vagues de chaleur extrêmes dans le monde entier.Critiques sur l'impact pour les consommateurs
Les ONG environnementales ont également critiqué les « superprofits » réalisés par ces entreprises, affirmant que la hausse des prix des hydrocarbures, en particulier du diesel, a alimenté l'inflation dans de nombreux pays. Une étude de Greenpeace estime que l'industrie pétrolière aurait pu dégager 36 milliards d'euros de marges supplémentaires dans l'Union européenne depuis le début de la guerre en Iran.