Une réunion communautaire en Polynésie française vise à former les habitants à protéger les tortues marines grâce au programme de conservation Tia’i Honu.
Réunion communautaire sur la conservation des tortues
Une réunion d'information s'est tenue mercredi soir à la mairie de Vairao, à Taiarapu-Ouest, en Polynésie française, dans le cadre du programme de conservation Tia'i Honu organisé par l'association Te mana o te moana. L'événement visait à former les habitants à aider à protéger les tortues marines en les identifiant et en les signalant en toute sécurité.Formation des observateurs de tortues marines
Les réunions ont pour objectif d'élargir le réseau d'observateurs formés aux tortues marines, en s'adressant aux personnes qui fréquentent régulièrement la mer, comme les plongeurs, les adeptes de la nage avec masque et tuba, les excursionnistes, les pêcheurs et les rameurs. La séance a détaillé la manière d'identifier les tortues marines sans les déranger, d'éviter les collisions et d'optimiser leurs soins en cas d'urgence.La science participative au service de la conservation des tortues
Le réseau Tia'i Honi est un projet de science participative visant à mieux comprendre les populations de tortues marines en Polynésie française afin d'améliorer les efforts de conservation. Des photos prises sous des angles précis sont collectées via l'application « WeSpotTurtles! » : près de 1 000 observations ont été enregistrées depuis le lancement de l'initiative.La participation d'experts à la réunion
Skyler Teriinoho et Youri Riethmuller, techniciens du centre de soins et de réhabilitation de Faa'a, sont intervenus lors de la réunion. Ils ont souligné que le programme est ouvert à toutes les personnes désireuses de participer, dans le but de disposer de contacts dans toute la Polynésie française afin de recueillir davantage d'informations sur les tortues et d'alerter les autorités en cas de tortues en détresse.Reconnaître les tortues en difficulté
La réunion a également abordé des sujets tels que la distinction entre les tortues vertes et les tortues caouannes, les conséquences de la pollution, du braconnage et des collisions, ainsi que la manière de reconnaître une tortue en détresse. Parmi les signes indiquant qu'une tortue est en difficulté figurent le fait de flotter sans plonger, l'échouage, les saignements ou une carapace cassée, la présence de corps étrangers (hameçon, fil de pêche), et la présence d'algues ou de coquillages sur une tortue amaigrie.Participation locale et enjeu environnemental
Des élus municipaux, un représentant d'un club de sauvetage aquatique et quatre jeunes femmes bénéficiant du Projet d'insertion par l'activité en commun (PIAC) au sein du comité du tourisme de Taiarapu-Ouest ont assisté à la réunion. Bernadette Wasna, présidente du comité, a relevé que cette démarche s'inscrit dans les efforts de protection de l'environnement et de tourisme durable. Elle a évoqué sa préoccupation face à la présence d'algues brunes sur les plages et la nécessité d'éviter les collisions avec les tortues et la faune marine. Elle prévoit de transmettre ces informations aux prestataires de services nautiques de la région.Manifestations à venir et sensibilisation
D'autres réunions sont prévues dans les semaines à venir à Tahiti, à Moorea et dans d'autres îles. Le Festival de la science de Rangiroa a également été l'occasion d'une intervention sur ce sujet. Davantage d'informations sont disponibles sur la page Facebook et le site internet de l'association Te mana o te moana.