Une exposition sur la vie quotidienne à Gaza
Une exposition intitulée We did what we could, présentée au Phare Citadelle en France, met en lumière la vie quotidienne à Gaza, entre bombardements incessants, déplacements forcés et pénuries. Composée de photographies et de témoignages venus de la bande de Gaza, elle s'appuie sur le travail de journalistes palestiniens et de travailleurs humanitaires présents sur place.MSF et l'AFP participent à l'exposition
L'exposition revient sur les deux premières années de guerre à travers le regard des membres de Médecins Sans Frontières (MSF) et des photographes de l'Agence France-Presse (AFP). Parmi les contributeurs figure Mohammed Abed, photojournaliste basé à Gaza, qui documente les activités de l'ONG depuis 2019.L'exposition montre l'impact de la guerre sur les civils
MSF y documente les attaques meurtrières de l'armée israélienne à travers des photographies prises sur place, dont certaines mesurent plusieurs mètres de longueur et de largeur. L'exposition présente des images de habitants fuyant les bombardements, de blessés entassés dans des hôpitaux surpeuplés et d'enfants attendant de la nourriture, révélant l'enfer de la vie en Palestine entre octobre 2023 et le début du troisième cessez-le-feu, en octobre 2025.L'exposition suscite des réactions contrastées
Présentée pour la première fois à Bayeux à l'occasion du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, l'exposition a depuis circulé dans plusieurs villes françaises. À Toulouse, la municipalité avait refusé de l'accueillir, invoquant un « risque évident de troubles à l'ordre public ». Quelques mois plus tard, une galerie privée lui a ouvert ses portes.L'exposition encourage la participation du public
Nicolas Beaudouin, responsable des événements à MSF, souligne que l'initiative permet des échanges avec le public, des bénévoles de MSF animant l'exposition et partageant leurs expériences de missions en Palestine et à Gaza. MSF met également en avant le personnel médical, parfois visé par des attaques.Gaza fait face à une crise humanitaire qui s'aggrave
Depuis le 1er janvier 2026, 37 ONG humanitaires, dont MSF, se voient interdire l'accès à Gaza par les autorités israéliennes. Les Gazaouis ne peuvent compter que sur le personnel et le matériel médicaux locaux, car il est impossible d'importer tables d'opération, bistouris ou huile moteur, selon Amande Bazerolle, interrogée sur France Inter.L'exposition comprend des images marquantes
Parmi les images qui marquent les esprits figure une photographie d'une grande table réunissant des Gazaouis au milieu des ruines, autour d'un repas partagé pour rompre le jeûne.