L'ANSM française examine 33 médicaments en vue d'un éventuel retrait de la liste, dont l'étofénamate, avec une possible extension de l'accès encadré par les pharmaciens.
L'ANSM examine 33 principes actifs
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a entamé l'évaluation de 33 principes actifs susceptibles d'être retirés du marché, selon le syndicat des fabricants de produits de santé de premier recours NéreS, soutenu par les syndicats de pharmaciens. Cet examen concerne des médicaments soumis à prescription ainsi que des médicaments non commercialisés en France mais retirés ailleurs en Europe.Étofénamate sous surveillance
L'un des principes actifs concernés est l'étofénamate, un anti-inflammatoire non stéroïdien utilisé dans des pays comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Irlande et la Pologne. Il s'applique par voie cutanée et sert à traiter les douleurs locales liées à une entorse aiguë de la cheville, à une élongation ou à une contusion. Des patchs contenant de l'étofénamate pourraient figurer dans les conseils médicaux officiels, puisque l'ANSM a retiré ce principe actif de la réglementation des substances toxiques le 9 octobre.Deux voies possibles pour un déremboursement
Il existe deux façons possibles de retirer une substance du marché. Un laboratoire pharmaceutique peut demander à l'ANSM de faire passer un médicament soumis à prescription vers un statut sans ordonnance, en s'appuyant sur l'autorisation de mise sur le marché existante du médicament. Autre possibilité : une entreprise peut demander directement une autorisation pour un médicament sans ordonnance. L'ANSM publiera l'an prochain un guide expliquant les procédures applicables à ces changements.Une évaluation au cas par cas par l'ANSM
L'ANSM examine chaque demande de retrait au cas par cas, sans calendrier fixe. Elle reçoit actuellement peu de demandes depuis la publication de la liste. Un groupe de travail réunissant les fabricants doit se réunir à nouveau d'ici la fin de l'année afin de finaliser les procédures de retrait.Une extension future prévue par un projet de loi
Si l'article 30 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 est adopté, l'ANSM pourrait engager des procédures de retrait de sa propre initiative ou à la demande du ministère de la Santé. Selon cet article, les laboratoires pharmaceutiques devraient transmettre à l'agence, sur demande, les données scientifiques nécessaires à une réévaluation.