Une analyse médico-légale menée aux États-Unis a révélé des blessures mortelles sur des restes squelettiques égyptiens conservés à Cambridge, qui pourraient constituer des preuves de sacrifices humains rituels. Une archéologue de l’université Purdue, aux États-Unis, a réexaminé des ossements provenant du site d’Abydos, en Haute-Égypte. Ses résultats, publiés le 5 octobre 2026, identifient des blessures mortelles sur certains d’entre eux. Ces marques, restées invisibles pendant près d’un siècle, suggèrent une pratique brutale au service du pouvoir royal.
Dans les années 1920, l’archéologue britannique Flinders Petrie avait exhumé plusieurs complexes funéraires à Abydos. Autour des tombes royales de la première dynastie, il avait dénombré des centaines d’inhumations secondaires. Le nombre inhabituel de corps enterrés laissait supposer des sacrifices humains, mais aucun signe flagrant de violence ne l’attestait. Les restes découverts avaient été envoyés à l’université de Cambridge, où ils étaient restés stockés sans examen approfondi.
Près d’un siècle plus tard, la chercheuse américaine Roselyn Campbell a réexaminé ces ossements à l’aide de méthodes médico-légales modernes. Sur les 46 individus étudiés, 18 présentaient auparavant des blessures attribuées à des causes naturelles. Les examens par imagerie et l’analyse osseuse ont révélé autre chose. Ces blessures correspondent en réalité à des traumatismes péri-mortem, c’est-à-dire survenus au moment du décès et non après l’inhumation.
Parmi ces 18 individus, la plupart présentaient des fractures linéaires compatibles avec un objet plat et large. Selon l’étude publiée dans Frontiers in Environmental Archaeology, ces blessures « entraîneraient probablement une perte rapide de conscience, des hémorragies internes et la mort ». Certains présentaient également des lésions causées par un objet tranchant, et l’un d’eux portait une entaille au-dessus de l’orbite. Ces coups n’étaient pas accidentels.
Des représentations anciennes montrent des rois frappant leurs ennemis avec une massue. Les blessures observées, cependant, ne correspondent pas à cette arme. Les chercheurs n’ont pas identifié avec certitude l’instrument utilisé. Le type de blessure suggère plutôt un outil à bord droit. Aucune arme de ce profil n’a été retrouvée dans la nécropole.
Les 28 autres sujets examinés ne présentent aucun signe visible de violence. Ils ont peut-être succombé à des causes naturelles. Certaines méthodes d’exécution, comme l’empoisonnement ou la strangulation, ne laissent en revanche aucune trace sur le squelette. Le contexte rituel et la proximité avec la nécropole laissent penser que l’ensemble du groupe a été sacrifié.
Entre 3100 et 2900 av. J.-C., au moins cinq souverains ont eu recours à des sacrifices humains lors de leurs funérailles. Sur le plan religieux, cette pratique garantissait au pharaon une escorte dans l’au-delà. Elle affirmait aussi l’étendue de son autorité sur ses sujets. Les inhumations secondaires incluaient parfois des dizaines de corps autour d’une seule tombe royale.
Cette coutume disparaît cependant après la première dynastie, alors que le pouvoir royal se consolide par d’autres moyens. Des statues votives remplacent progressivement de véritables serviteurs auprès des souverains des dynasties suivantes. Petrie avait d’ailleurs réinhumé la plupart des corps qu’il avait initialement exhumés sur le site. Des dizaines de cas restent en suspens, en attente de futures campagnes archéologiques.
Une nouvelle analyse suggère que des sacrifices humains accompagnaient les funérailles des pharaons de l'Égypte ancienne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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