Alexandre Karaa condamné à 20 ans de réclusion pour viols systématiques, avec des mesures de sûreté liées à son risque de récidive.
Peine maximale prononcée
Jeudi 15 octobre, la cour criminelle de l'Hérault a condamné Alexandre Karaa à 20 ans de réclusion criminelle, peine maximale, avec une période de sûreté fixée aux deux tiers de la peine. Cela signifie qu'il devra purger 13 ans et quatre mois de sûreté après la fin de sa peine initiale.Interdiction de travailler avec des mineurs
La cour a également prononcé une interdiction définitive d'exercer auprès de mineurs, ce qui empêche Karaa d'occuper à l'avenir tout poste impliquant des enfants ou des adolescents, quelle que soit sa situation à sa sortie de détention.Possibilité de mesures de sûreté prolongées
Sa situation pourra être réexaminée à la fin de sa peine, en vue d'une éventuelle rétention de sûreté, une mesure exceptionnelle liée à l'évaluation de sa dangerosité et de son risque de récidive. Cela nécessiterait une nouvelle évaluation par les autorités.Gravité des faits soulignée
Le président Éric Emmanuelidis a insisté sur la « gravité des faits », commis à l'encontre de nombreuses femmes, en citant les six victimes jugées dans cette affaire mais aussi « au moins quinze autres femmes ». La cour a jugé les comportements « établis » et « systématiques ».Traumatisme et absence d'empathie
La cour a souligné l'ampleur du traumatisme, toujours présent chez les victimes et leurs proches, ainsi que la « remise en question totale » et l'« empathie » absentes chez l'accusé. Le président a également évoqué le fait qu'il ne tenait pas compte d'autrui et son obstination à nier les faits.Offres financières et personnalité
Il a aussi rappelé les offres financières faites à trois victimes pour qu'elles ne assistent pas au procès, ainsi qu'une personnalité décrite comme relevant de la « perversion narcissique ». Alexandre Karaa, ancien directeur d'un établissement accueillant des personnes handicapées dans la région de Montpellier, n'a jamais reconnu les viols.Déni et débat sur le consentement
Concrètement, une grande partie des pratiques sexuelles n'était pas contestée : le débat a porté pendant quatre jours sur le consentement des femmes et sur leurs refus, qu'elles affirment avoir exprimés pendant les faits. Plusieurs témoins ont décrit des liens entre Karaa et un mouvement d'extrême droite dissous.