Amandine et Louise, deux victimes, ont témoigné contre Alexandre Karaa, qu'elles accusent de viol et d'agressions devant le tribunal. Karaa a nié les accusations, affirmant que les rapports étaient consentis.
Une victime décrit son agression devant le tribunal
Amandine, qui témoigne sous un pseudonyme, a fait face à Alexandre Karaa dans la salle d'audience, l'accusant de l'avoir violée. Le président de la cour criminelle de l'Hérault lui a permis de s'exprimer, ce qui lui a donné l'occasion de décrire en détail l'agression présumée.Amandine revient sur des détails traumatisants
Amandine a qualifié Karaa de « violeur en série » qui la traitait comme un objet. Elle a expliqué qu'à son arrivée chez lui, il avait verrouillé la porte et gardé la clé, et qu'il l'avait étranglée parce qu'elle n'avait pas bien fait la vaisselle, la forçant à des actes sexuels incluant une pénétration anale, malgré ses supplications.La victime garde des séquelles durables
Amandine a décrit cette expérience comme horrible et a affirmé que Karaa se souciait peu de sa souffrance. Elle a fini par envoyer un message à sa sœur : « C'est horrible. » Deux jours après les faits, encouragée par sa mère, elle a porté plainte. Elle a ensuite été hospitalisée et sédatée, et continue de souffrir de flashbacks.Une autre victime témoigne
Louise, un autre pseudonyme, a également témoigné à l'audience. Elle avait 22 ans et un bébé de quatre mois lorsqu'elle a rencontré Karaa, qui est venu la chercher à Valence pour la conduire à son domicile de Castelnau-le-Lez.Louise décrit son calvaire
Louise a qualifié cette expérience d'« enfer » et a dit qu'elle se sentait « rien ». Elle a indiqué que leur première relation sexuelle était consentie, mais que les pratiques ont changé par la suite, avec une fellation qui se poursuivait jusqu'à ce qu'elle vomisse, de l'urine dans la bouche et les yeux, des coups, et plusieurs pénétrations malgré ses refus.Louise se sent impuissante
Elle a déclaré se sentir comme une « poupée » et que Karaa faisait ce qu'il voulait, sans entendre ses « non », ses « cris » et sa « douleur ». Elle a raconté avoir tenté d'interrompre les actes en feignant une douleur à l'estomac pour demander du Doliprane. Elle a ajouté qu'elle pensait pouvoir s'en remettre, mais qu'elle n'y parvient pas.Karaa exprime un sentiment de culpabilité mais nie les accusations
Alexandre Karaa a ensuite pris la parole, affirmant qu'il ne savait pas que les pratiques auxquelles il se livrait pouvaient avoir de telles conséquences. Il a exprimé sa culpabilité d'avoir causé de la souffrance, tout en maintenant qu'il conteste le récit des plaignantes.Karaa affirme que les actes étaient consentis
Plus tard, il a déclaré : « Je m'excuse si j'ai causé du mal », et a ajouté : « Je reconnais que je suis un peu borderline », mais il a affirmé contester ces témoignages, soutenant que les actes étaient consentis.