Le 20 août 2025, un jeune résident de l’EHPAD Careiron à Uzès a refusé d’obéir à une infirmière qui lui demandait de se changer après avoir été souillé par des matières fécales. Le résident a saisi l’infirmière à la gorge et a tenté de l’étrangler. D’autres membres du personnel sont intervenus pour mettre fin à l’incident. Une plainte a été déposée, et l’affaire, classée comme « violence contre des personnes dépositaires de l’autorité publique », a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Nîmes le 8 octobre 2026.
Maître Loubna Hassanaly, l’avocate de l’infirmière, a décrit sa cliente comme « très consciencieuse » et a indiqué qu’elle était retournée travailler « avec la peur au ventre ». Depuis, elle souffre « d’une angoisse permanente face au comportement de cet homme », soulignant l’impact émotionnel de l’incident sur son état psychologique.
Le parquet a qualifié les faits de « violences caractérisées », incluant une tentative d’étranglement et un danger perçu dans le regard de l’accusé. Le procureur a précisé que celui-ci ne présentait « pas une abolition du discernement, mais une simple altération », laissant entendre qu’il avait une certaine conscience de ses actes. Toutefois, il s’est interrogé sur la pertinence d’une peine de prison ferme et a insisté sur la nécessité d’une sanction assurant la protection de la victime, notamment par l’interdiction de contact avec elle et l’interdiction de se rendre à l’EHPAD Careiron.
Maître Julien Dumas-Lairolle, l’avocat de la défense, a pour sa part présenté le jeune homme comme « malade », précisant qu’il était régulièrement hospitalisé en psychiatrie depuis l’âge de 3 ans. Il a aujourd’hui 22 ans. L’avocat a soutenu que l’incident s’était produit « dans le cadre de son hospitalisation » et a remis en cause l’expertise du psychiatre. Il a fait remarquer que ce dernier était rattaché à l’EHPAD Careiron et avait évalué un patient de la même structure pour des actes de violence commis sur place. Il a estimé que les conclusions de l’évaluation n’étaient pas fiables, évoquant une « abolition du discernement » et s’interrogeant sur la capacité de l’accusé à comprendre le sens d’une éventuelle condamnation.
La cour a retenu une « altération du discernement » et a condamné le jeune homme, alors âgé de 20 ans, à six mois de prison avec sursis. L’accusé se voit également interdit de se rendre à l’EHPAD Careiron pendant trois ans et de contacter l’infirmière. Il a été reconnu coupable de menaces et de violences.
Un incident en maison de retraite donne lieu à des poursuites judiciaires pour agression sur un soignant
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
violencenursing-homemental-healthlegal-casecaregiverdiscernment



