Un artiste burundais présente une performance politique
Josué Mugisha, chorégraphe et metteur en scène burundais, a créé un spectacle intitulé La deuxième danse politique, qui explore l'expression politique dans un contexte où la liberté de parole est restreinte. La pièce recourt à la danse, à la poésie et à l'imaginaire pour transmettre des messages qui pourraient autrement être censurés.Une performance qui défie l'autorité par l'art
Le spectacle imagine des artistes interrompant une représentation en cours pour exiger du « sens », et s'adressant directement au public en l'absence de tout auteur. Cette approche reflète une critique plus large des structures de pouvoir et de la répression des voix dissidentes au Burundi.Le symbole de « tuer le tambour »
Au Burundi, le « tambourinaire », c'est-à-dire le tambour traditionnel, utilisé historiquement comme moyen de communication, est censuré. L'œuvre de Mugisha recourt à une seconde danse comme métaphore pour « tuer le tambour », symbolisant le démantèlement du pouvoir et du contrôle par l'art.Un sabotage artistique au cœur du spectacle
Sous une pluie d'images poétiques, les interprètes sabotent la performance elle-même, la transformant en un espace d'insoumission. Cet acte de défi artistique met en lumière la tension entre autorité et expression créative.Un spectacle présenté à Paris
La performance a eu lieu au MC93 à Bobigny les 22 et 23 octobre 2026, dans le cadre du Festival d'Automne 2026 et de la Saison Méditerranée 2026. Ces événements ont offert une plateforme au public international pour découvrir cette œuvre provocatrice de Mugisha.