Le nouveau spectacle de Bouchra Ouizguen à Marrakech

Bouchra Ouizguen, danseuse et chorégraphe marocaine installée à Marrakech, a présenté son œuvre Portrait au présent au Festival d'automne, qui explore les thèmes d'un passé maternel et d'un avenir indéfini. Ses spectacles mettent l'accent sur le mouvement libre, la connexion et l'attention portée aux autres, créant un espace ouvert à l'interaction.

Une collaboration avec une compagnie de danse inclusive

Dans Este Mundo, présenté au Théâtre national de Chaillot en collaboration avec la compagnie inclusive Dançando com a Diferença, originaire de Madère et dirigée par Henrique Amoedo, Ouizguen met en scène six interprètes aux corps et aux expressions non normatifs. La chorégraphie se construit à partir d'éléments et de matériaux explorés par chaque interprète, notamment les thèmes des oiseaux et des nids, de l'eau et des reines, de la terre et de la stabilité, ainsi que de la suspension et des anges ou du soleil.

Un solo chargé de symboles

Ouizguen a également présenté au MC93 le solo Qunfudh, qui signifie « hérisson » en arabe. Dans cette pièce, elle porte un burnous noir et un large chapeau de paille pour dissimuler son visage, et se déplace sur scène au milieu de lourds accessoires d'entrepôt et de grands chariots à roulettes chargés de balles de tissu. Elle s'enveloppe de morceaux de tissu gris, évoquant des présences absentes, puis revêt un épais burnous blanc qu'elle jette sur un chariot, le transformant en lit.

Une collaboration internationale autour de la plateforme Mosaic

Au MC93, dans le cadre de la plateforme Mosaic, Ouizguen a invité des chorégraphes du Maroc, d'Iran et du Burundi à partager leurs expériences. La plateforme Mosaic fait écho aux thèmes de l'évanescence des corps, des forces de la vie, de la quête de sens et de l'acte poétique.

L'exploration politique d'un chorégraphe burundais

Dans La deuxième danse politique, Josué Mugisha, originaire du Burundi, explore la disparition de l'auteur du texte fondateur de la pièce, en posant des questions sur le sens. Mugisha utilise de grands tambours (ingoma en kirundi), symboles de l'autorité royale et de l'histoire politique et rituelle de la monarchie burundaise. Quatre jeunes interprètes, hommes et femmes, exécutent des danses énergiques qui évoquent la joie, la lutte, le combat, la souffrance, la réconciliation et la renaissance.