La France compte 57,3 % de ménages propriétaires, un chiffre stable depuis plusieurs années, selon une enquête de l’Insee sur le parc de logements en France au 1er janvier 2026, publiée le 30 septembre. L’enquête révèle que l’Hexagone dispose d’un total de 38,6 millions de logements, dont 82,7 % sont des résidences principales. La part des ménages accédant à la propriété par le biais de remboursements d’emprunt en cours a reculé de 1,6 point entre 2020 et 2026, passant de 21,4 % à 19,8 % des résidences principales. En revanche, la part des ménages propriétaires sans charge de prêt a augmenté, atteignant 37,6 % des logements au 1er janvier 2026, contre 36,2 % en 2020. La production de logements a fortement ralenti ces dernières années, le dernier pic ayant été enregistré en 2019, avec environ 410 000 nouveaux logements mis en chantier, contre environ 275 000 en 2025. La hausse des taux d’intérêt des crédits immobiliers et l’augmentation des prix des logements neufs ont freiné l’accès à la propriété pour de nombreux ménages. En 2019, les taux d’intérêt moyens des crédits immobiliers étaient particulièrement bas, s’élevant en moyenne à 1,15 %, ce qui avait conduit à un volume de nouveaux crédits immobiliers souscrits (y compris les renégociations) atteignant 250 milliards d’euros. À l’inverse, le volume des nouveaux crédits immobiliers en janvier 2026 s’élevait à 146,5 milliards d’euros, soit une baisse de 41 % par rapport à 2019. La part des ménages locataires de leur résidence principale reste stable depuis quarante ans, autour de 40 %. Plus précisément, la part des ménages louant un logement privé a augmenté depuis 2008, passant de 22,0 % à 22,6 % en 2020, puis à 23,2 % en 2026. En revanche, la part des ménages vivant en logement social diminue depuis 1997, passant de 18,7 % à 17,6 % en 2010, puis se stabilisant entre 17,6 % et 17,3 % par la suite. Ces tendances reflètent une évolution des dynamiques immobilières, avec moins de ménages souscrivant des emprunts et davantage optant pour la location ou l’achat sans prêt. Le ralentissement de la production de logements et la hausse des coûts ont rendu l’accession à la propriété moins accessible pour beaucoup, conduisant à une plus grande diversité des choix de logement sur le marché français.