Au fil du temps, les gens ont souvent tendance à abandonner certaines règles sociales qu’ils ont autrefois suivies avec rigueur. Des chercheurs ont remarqué que de nombreuses personnes passent une grande partie de leur vie à adapter leur comportement pour plaire aux autres, mais cette tendance semble évoluer vers l’âge de cinquante ans. Un rapport suggère qu’après cinquante ans, un nombre croissant d’individus cessent progressivement de chercher à être aimés de tous, souvent sans même en avoir conscience.
Cette transformation s’explique par une théorie en psychologie du développement appelée la théorie de la sélectivité socio-émotionnelle. Elle a été élaborée par Laura Carstensen, professeure à l’université Stanford et directrice du Stanford Center on Longevity. Selon cette théorie, le changement de comportement ne découle pas de l’âge en soi, mais plutôt d’une prise de conscience croissante du temps limité qui reste à vivre. À mesure que cette prise de conscience s’intensifie, le cerveau se met à accorder moins d’importance à l’élargissement de ses cercles sociaux ou à la quête d’approbation générale, et davantage à l’entretien de relations significatives.
Sur le plan pratique, cette évolution se traduit par un désengagement progressif des comportements autrefois destinés à satisfaire autrui, comme sourire en permanence, chercher une validation constante ou soigneusement gérer son image devant des personnes qui ne sont pas proches. Les travaux menés par Carstensen et son équipe montrent que les adultes plus âgés tendent à ressentir moins d’émotions négatives et à accorder davantage d’attention aux informations positives. Ce phénomène, qualifié d’« effet de positivité », reflète un recentrage des efforts autrefois consacrés à la gestion des opinions d’autrui vers d’autres priorités.
Une méta-analyse publiée dans la revue Psychological Bulletin par Brent Roberts, Kate Walton et Wendy Viechtbauer, qui a compilé les données de 92 études longitudinales, a examiné l’évolution des traits de personnalité au fil du temps. Les résultats indiquent que des traits comme la dominance sociale – soit la capacité à s’affirmer, exprimer un désaccord ou refuser de céder systématiquement pour préserver l’harmonie – ont tendance à s’accentuer avec l’âge. En revanche, le trait d’agréabilité, l’un des cinq grands traits de personnalité, ne connaît de changements significatifs que plus tard dans la vie.
En vieillissant, les individus ressentent moins la pression de se conformer aux attentes sociales pour être appréciés. Cela ne signifie pas qu’ils deviennent moins aimables, mais plutôt qu’ils cessent d’associer la gentillesse à une soumission aux désirs d’autrui. Des attitudes telles que dire non sans justifications interminables, exprimer un désaccord sans craindre le conflit ou ne pas rire à des blagues qui ne les amusent pas sont autant de signes subtils, mais bien réels, d’un esprit ayant dépassé des années de performance sociale.
Changement de comportement social observé chez les personnes âgées
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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