Une étude pilote portant sur 18 personnes sédentaires âgées de 65 ans et plus, présentant des symptômes dépressifs légers, a révélé que la consommation de myrtilles pendant trois mois était associée à des changements d’humeur plus stables et à de légères modifications des bactéries présentes dans leur intestin. Publiée en 2026 dans The Journal of Nutrition, Health and Aging, cette étude visait à explorer l’impact possible du régime alimentaire sur l’axe intestin-cerveau, un domaine de la santé encore peu étudié. L’axe intestin-cerveau désigne les échanges entre le système digestif et le cerveau, et les scientifiques s’intéressent de plus en plus à la manière dont les modifications de la flore intestinale peuvent influencer la santé mentale.
L’équipe de recherche, issue de Hebrew SeniorLife, une organisation affiliée à la Harvard Medical School, s’est concentrée sur les myrtilles, un aliment largement consommé. Les participants ont ingéré 48 grammes de poudre de myrtilles lyophilisées chaque jour, ce qui équivaut approximativement à deux tasses de myrtilles fraîches. Cette quantité fournissait 11 grammes de fibres, dont environ 8 grammes supplémentaires, soit près de 30 % de l’apport journalier recommandé. L’étude a utilisé une technique appelée séquençage métagénomique pour analyser le matériel génétique des bactéries présentes dans l’intestin des participants. Les chercheurs ont également recherché des substances spécifiques, ou métabolites, produites par ces bactéries, comme le butyrate et le propionate, connus pour leurs effets bénéfiques sur l’organisme.
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux éventuels bienfaits des fibres et des anthocyanes, des pigments présents dans les myrtilles qui possèdent des propriétés antioxydantes. Ces composés pourraient favoriser la santé intestinale et, par ricochet, influencer l’humeur et les fonctions cérébrales. Cependant, les chercheurs ont souligné que les résultats de l’étude restent très préliminaires et ne permettent pas encore d’affirmer que les myrtilles ont un effet antidépresseur. Ils ont précisé qu’il est nécessaire de mener des recherches plus approfondies, avec des groupes plus larges et des périodes d’étude plus longues, pour confirmer ces résultats.
Cette étude s’ajoute à un nombre croissant de travaux sur le lien entre l’alimentation, la santé intestinale et le bien-être mental. Si les résultats sont encourageants, ils montrent aussi la nécessité de mener des études plus complètes avant de pouvoir formuler des recommandations alimentaires pour les troubles de l’humeur. Les chercheurs espèrent que leurs travaux inspireront de futures recherches sur la manière dont certains aliments pourraient soutenir à la fois la santé physique et psychologique des personnes âgées.
La consommation de myrtilles liée à la stabilité de l'humeur chez les personnes âgées souffrant de dépression légère
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
blueberriesgut-brain-axisdepressiondiet-studymicrobiota



