Une étude à grande échelle menée sur près de dix ans auprès d’un demi-million de personnes au Royaume-Uni suggère un lien entre une consommation modérée de café et une longévité accrue. Cette analyse, publiée en 2018, a suivi plus d’un demi-million de participants pendant environ dix ans, permettant aux chercheurs de croiser les habitudes de consommation avec l’évolution de la santé cardiovasculaire, cérébrale et générale des volontaires. Les résultats indiquent qu’une consommation modérée de café semble offrir des bienfaits protecteurs pour le corps comme pour le cerveau. L’étude met en avant un plafond de huit tasses par jour comme limite haute compatible avec une réduction du risque de mortalité. Toutefois, d’autres recherches plus récentes ont avancé que trois tasses par jour pourraient représenter le véritable seuil d’une consommation modérée, avec un gain estimé de deux ans en espérance de vie. Ces travaux ont également exploré d’autres avantages, comme une réduction des comportements sédentaires, un retard de la fragilité physique chez les personnes âgées, et des effets protecteurs potentiels contre les maladies neurodégénératives. Les chercheurs soulignent que l’heure à laquelle le café est consommé est presque aussi importante que la quantité. Les consommateurs qui limitent leur consommation de café au matin affichent une espérance de vie plus longue et un risque réduit de maladies cardiaques, tandis que la consommation l’après-midi peut perturber les rythmes circadiens et la sécrétion d’hormones comme la mélatonine ou le cortisol. Passer au café décaféiné ne modifie pas cet effet, confirmant que l’heure de consommation joue un rôle plus déterminant que la caféine elle-même. Les experts recommandent d’éviter le café l’après-midi pour préserver un sommeil réparateur. Cependant, chaque organisme réagit différemment à la caféine, en fonction de la génétique, de la sensibilité individuelle ou de pathologies préexistantes, ce qui rend risqué de généraliser un même seuil à tous. L’étude souligne l’importance de la modération et du bon timing dans la consommation de café, suggérant que ces facteurs pourraient être les véritables alliés d’une consommation bénéfique.