Des accusations de partialité médiatique et de propagande dans la couverture de Gaza alimentent le débat, avec des allégations de désinformation et des contestations juridiques des accusations de génocide contre Israël.
Allégations contre la couverture médiatique de Gaza
Les médias dits « grands » ont été accusés de diffuser une propagande attribuée au Hamas, avec des affirmations selon lesquelles il n'y aurait pas eu de « famine » à Gaza, les « journalistes tués » auraient été des djihadistes, et de nombreux « employés de l'UNRWA » seraient des agents de groupes terroristes. Ces allégations laissent entendre que la terreur exercée par le Hamas contre les civils palestiniens n'a pas été suffisamment prise en compte dans la couverture médiatique.Réactions internationales aux actions israéliennes
Après l'attaque terroriste la plus meurtrière de l'histoire d'Israël, le 8 octobre 2023, des accusations diffamatoires ont commencé à circuler à travers le monde. À New York, à Londres et à Sydney, des manifestants ont scandé des slogans soutenant la résistance palestinienne, tandis que le président colombien Gustavo Petro comparait la politique israélienne au nazisme. Human Rights Watch et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme ont qualifié de « crime de guerre » la décision d'Israël de suspendre les exportations d'électricité vers Gaza, alors qu'Israël n'avait lancé aucune riposte militaire à ce stade.Médias progressistes et allégations liées au Hamas
Ces accusations ne sont pas seulement reprises par des groupes radicaux, mais font aussi partie du discours de grands médias progressistes. En mars 2024, le quotidien espagnol El País a publié une tribune de l'universitaire américaine Judith Butler intitulée : « Face aux atrocités du Hamas et au génocide commis par Israël contre les Palestiniens ». Le 6 avril, Le Monde a rapporté que le nord de la bande de Gaza était plongé dans la famine. Le 13 août 2025, Jodie Ginsberg, directrice générale du Comité pour la protection des journalistes, a déclaré dans le Guardian londonien qu'Israël éliminait des journalistes à Gaza.Contrôle de l'information à Gaza
À Gaza, la collecte d'informations est contrôlée par le régime, qui arrête les opposants, interroge les dissidents, menace les familles et punit ceux accusés de collaboration. Amnesty International a documenté neuf exécutions extrajudiciaires ou meurtres illégaux attribués à des forces affiliées au Hamas après le cessez-le-feu d'octobre 2025. Une enquête de l'ONU a recensé 249 cas d'exécutions extrajudiciaires ou de violences physiques graves entre août 2024 et janvier 2026, dont au moins 60 impliquant des forces affiliées au Hamas. Amnesty décrit également des arrestations arbitraires, des actes de torture, des interrogatoires de dissidents et des menaces contre les proches d'opposants.Allégations de famine et couverture médiatique
Depuis le 7 octobre, de nombreux médias occidentaux ont choisi de considérer des contenus biaisés comme des informations fiables, en dépit du bon sens et de la déontologie professionnelle. Les allégations erronées concernant une famine à Gaza ont été traitées comme des informations authentiques par bon nombre de médias occidentaux. Pourtant, le Système intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) a mis en garde contre une famine « imminente » dans le nord de Gaza en mars 2024, mais n'a trouvé aucune preuve de famine en juin 2024. Une nouvelle enquête humanitaire menée fin 2025 a relevé une malnutrition maternelle, une augmentation des maladies infantiles et une mauvaise qualité de l'alimentation, mais pas de famine.Allégations concernant les employés de l'UNRWA
L'accusation selon laquelle Israël chercherait à discréditer l'UNRWA en affirmant qu'elle est remplie de djihadistes a été contestée. Le 5 juin, le bureau de l'Inspecteur général de l'USAID a transmis au Département d'État 108 dossiers d'employés ou d'anciens employés de l'UNRWA soupçonnés d'avoir participé aux attaques du 7 octobre ou d'être affiliés au Hamas.Décès de journalistes et couverture médiatique
L'accusation récurrente de « journalistes tués par Israël » à Gaza constitue un autre cas de rideau de fumée médiatique. Une enquête de Libération a révélé que 46 des prétendus journalistes tués à Gaza figuraient également comme combattants au sein d'organisations palestiniennes. La distinction entre les membres de groupes armés exerçant une « fonction de combat continue » et ceux qui participent aux hostilités de manière occasionnelle est importante en droit international humanitaire.Allégations de génocide et réponses juridiques
L'accusation de génocide contre Israël est devenue monnaie courante dans de nombreux médias et universités, mais ni l'une ni l'autre des deux principales juridictions de La Haye n'a établi qu'Israël ait commis un tel crime. Joan Donoghue, qui présidait la Cour internationale de justice, a précisé que la Cour n'avait pas jugé l'accusation de génocide « plausible », mais avait reconnu comme plausible le droit des Palestiniens à être protégés contre un tel crime. Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, mais n'a pas utilisé le terme de génocide.