Mille manifestants se sont rassemblés pacifiquement dans le Berry pour s'opposer au projet de méga centre de données de Google, inquiets des impacts environnementaux et sur l'emploi.
Des manifestants se rassemblent contre le centre de données de Google
Un millier de personnes se sont rassemblées lors d'une manifestation pacifique et festive sur le site où Google prévoit de construire un immense centre de données, pour exprimer leurs inquiétudes concernant ce projet. L'événement a été organisé par le collectif « Ozans Dire Non », qui réunit des personnes sceptiques face aux promesses de Google ainsi qu'aux conséquences environnementales et sociales du projet.Un événement ouvert au dialogue et à la participation du public
Malgré des contrôles initiaux de la gendarmerie, la manifestation s'est déroulée normalement, avec des participants engagés dans diverses activités : stands d'information, repas et trois tables rondes. Ces discussions visaient à examiner les préoccupations et les questions soulevées par la population locale au sujet du projet.Les participants marchent jusqu'au futur site du centre de données
L'après-midi a commencé par une marche jusqu'au site où les bâtiments du centre de données doivent être achevés d'ici 2030. Le cheminement s'est effectué sous une ligne électrique à haute tension, l'une des raisons pour lesquelles Google a choisi Berry pour son projet. Le cortège réunissait des marcheurs de tous âges, certains accompagnés d'enfants et de chiens, et des musiciens itinérants ont créé une ambiance joyeuse.Des manifestants affichent une forte opposition
Une grande banderole portant l'inscription « Pas un hectare pour Google » a été déployée à la lisière du site, symbole de la forte opposition des habitants. Le cortège rassemblait des participants aux horizons politiques variés, pour la plupart de gauche, notamment des écologistes, des associations rurales et des élus locaux. Certains participants ont évité d'être photographiés avec des drapeaux politiques afin de se démarquer du mouvement.Des inquiétudes exprimées sur les impacts environnementaux et économiques
Raphaël Tillie, responsable de la Direction interdépartementale des routes Centre-Ouest (Dirco), a évoqué plusieurs préoccupations liées au projet. Il a souligné la nécessité de poser des questions sur la consommation d'eau, les émissions de chaleur, l'approvisionnement en électricité et le nombre d'emplois créés. La chaleur dégagée par des centres de données comparables aurait déjà fait grimper les températures locales de deux degrés, ce qui pourrait poser problème dans une zone où les fortes chaleurs sont déjà fréquentes.Création d'emplois et contrôle du projet au cœur des débats
Raphaël Tillie a également relevé la difficulté à distinguer, pendant la phase de chantier, les emplois directs, indirects et induits, ainsi que ceux promis une fois le projet opérationnel. Il a averti que la commission du débat public devrait s'attendre à trois mois de discussions animées, et a insisté sur l'importance de prendre en compte les observations des habitants dans l'élaboration et le suivi du projet.