Alors que 11 658 étudiants en médecine s’apprêtent à passer les examens nationaux informatisés, les EDN, décisifs pour l’orientation vers leurs futures spécialités médicales, des rumeurs circulent selon lesquelles ces épreuves pourraient être perturbées par une grève prévue des lycéens le mardi 13 octobre. Pour l’instant, la professeure Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyens des facultés de médecine, tente de rassurer : selon elle, les facultés de médecine ont terminé tous leurs préparatifs. « Seuls les ministres peuvent décider de reporter les épreuves », a-t-elle déclaré. « Nos étudiants sont inquiets, et nous faisons tout pour les rassurer. De notre côté, les examens EDN sont maintenus et devraient se dérouler dans de bonnes conditions. » En cas d’imprévu, deux jours de rattrapage ont déjà été prévus. Si une épreuve doit être annulée dans l’une des 37 facultés de médecine, l’examen sera suspendu dans l’ensemble des facultés de France et des départements et régions d’outre-mer. Cette situation s’est produite l’an dernier, le lundi 20 octobre 2025, en raison de problèmes techniques. « L’examen avait été reporté au vendredi », rappelle Thibault Patey, président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). Cette année, en cas d’incident, les deux jours de rattrapage sont fixés au vendredi 16 octobre et au lundi 19 octobre. L’espoir est de mise. Du côté des représentants des étudiants, l’ANEMF insiste pour que les examens se déroulent dans les meilleures conditions possibles et que les étudiants soient libérés comme prévu le jeudi 15 octobre au soir. « Plus de 11 000 étudiants passeront les épreuves en même temps sur l’ensemble du territoire », souligne Thibault Patey. « Ils se préparent depuis trois ans à des dates annoncées six mois à l’avance. Nous espérons que ces examens auront bien lieu. On nous a assuré qu’ils se dérouleraient. Des solutions sont étudiées pour que tout se passe au mieux. » Le même ton rassurant a été adopté par le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ce matin sur les ondes de France Info. « Nous faisons tout pour que les examens du concours de l’internat en médecine aient lieu », a-t-il affirmé.