Un récent propos du Premier ministre britannique Andy Burnham concernant Manchester City a relancé le débat au sein de la Premier League. Le club de football a été récemment reconnu coupable de 114 manquements au règlement de la Premier League, et bien que l’attention internationale sur cette affaire se soit quelque peu estompée, la question reste une préoccupation majeure pour le championnat anglais. Certains critiques estiment que les commentaires de Burnham pourraient avoir été influencés par les propriétaires émiratis de Manchester City, ce qui a encore alimenté la polémique. Burnham, qui a précédemment été maire de Greater Manchester, s’est récemment exprimé sur la direction de Manchester City lors d’un entretien avec la BBC. Il a exprimé son inquiétude quant à une éventuelle perte des dirigeants du club, déclarant : « Ils ont été des partenaires clés dans la construction d’un Manchester moderne et, bien sûr, dans le développement de Manchester City. Je suis également reconnaissant envers le City Football Group et tous ses responsables pour les montants qu’ils ont investis, non seulement dans l’Etihad Stadium et ses infrastructures, mais aussi dans la ville. » Jeudi, les médias britanniques ont rapporté que d’autres clubs de Premier League s’inquiétaient d’une possible influence politique dans l’appel que Manchester City a déposé contre les sanctions qui lui sont infligées. La BBC a souligné que d’autres membres du championnat étaient à la fois « stupéfaits » et « déçus » par les déclarations publiques de Burnham. Les propriétaires émiratis de Manchester City ont réalisé des investissements substantiels au Royaume-Uni. Selon Bloomberg, la direction émiratie a mis en garde le gouvernement britannique : les sanctions imposées à Manchester City pourraient ralentir significativement leurs investissements et engagements au Royaume-Uni. Les échanges commerciaux bilatéraux entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis s’élèvent à environ 30 milliards d’euros par an. Ce partenariat a déjà créé plus de 48 000 emplois en Angleterre, avec 280 000 emplois supplémentaires attendus d’ici 2030.