Plan International a publié un rapport mettant en lumière l’impact croissant du changement climatique sur la vie des jeunes filles, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, célébrée dimanche 11 octobre. Réalisé par l’ONG, cette enquête a porté sur 5 000 adolescentes et jeunes femmes dans cinq pays, dont le Sénégal, le Kenya et le Bangladesh. Les résultats révèlent que la majorité des participantes ressentent déjà les effets du changement climatique dans leur quotidien. L’étude montre que le changement climatique ne constitue pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi un défi majeur pour l’éducation, la santé et la sécurité des filles. De nombreuses jeunes femmes indiquent que les événements météorologiques extrêmes, comme les sécheresses ou les inondations, perturbent leur scolarité et les obligent à assumer davantage de tâches domestiques. Dans certains cas, les crises liées au climat ont accru le risque de mariages précoces et d’autres formes d’exploitation. Le rapport souligne également l’impact disproportionné du changement climatique sur les filles dans les pays à faible revenu, où les ressources pour s’adapter aux bouleversements environnementaux sont souvent limitées. Dans les régions touchées par la montée des eaux ou des sécheresses prolongées, les filles sont plus exposées à l’insécurité alimentaire et à la pénurie d’eau, avec des conséquences durables sur leur santé et leurs perspectives d’avenir. Plan International appelle à un investissement accru dans les programmes de résilience climatique et d’égalité des genres pour protéger les droits et l’avenir des jeunes filles. L’organisation insiste sur la nécessité d’intégrer, dans la lutte contre le changement climatique, une prise en compte des besoins spécifiques et des vulnérabilités des filles, afin que leurs voix soient mieux entendues dans les débats politiques et les processus décisionnels.