Un sondage réalisé par Plan International, qui a inclus 5 000 jeunes filles et femmes âgées de 15 à 24 ans au Pérou, au Sénégal, au Kenya, au Zimbabwe et au Bangladesh, met en lumière les effets négatifs du changement climatique sur leur santé, leur vie et leurs droits. Près de 90 % des jeunes filles ont indiqué que les catastrophes liées au climat ont de graves conséquences sur leur existence, entraînant une pression sur les ressources et une instabilité des foyers. Cela est souvent dû à la perte de revenus et à la fermeture des écoles, notamment au Bangladesh, au Kenya, au Pérou et au Zimbabwe. Le rapport souligne que 68 % des jeunes filles et femmes rencontrent des difficultés pour accéder aux services de santé sexuelle et reproductive. Par ailleurs, près de la moitié (49 %) signalent davantage de problèmes de santé pendant la grossesse et l’accouchement, tandis que 50 % ont connu un accès limité aux produits d’hygiène menstruelle et à l’eau potable. Ces problèmes peuvent aggraver les risques sanitaires et réduire les opportunités d’éducation et d’épanouissement personnel. L’enquête révèle également une hausse des mariages précoces, 36 % des femmes interrogées ayant signalé cette tendance. De plus, 11 % des répondantes ont déclaré s’être mariées avant l’âge de 18 ans, et 10 % ont connu des grossesses non désirées. Les violences basées sur le genre ont été rapportées par 28 % des participantes, ce chiffre grimpant à 60 % au Zimbabwe, le pays le plus touché par la sécheresse parmi les cinq étudiés. Ces résultats ont été publiés dans un rapport intitulé Change Their Future: The Situation of Girls in the World in 2026 le 5 octobre, le même jour où débutait la réunion préparatoire pour la COP31. La COP31 est la prochaine Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, prévue en novembre à Antalya, en Turquie. Plan International exhorte les gouvernements à allouer des financements spécifiques pour la santé et les droits sexuels et reproductifs, à garantir l’accès aux contraceptifs, aux produits d’hygiène menstruelle et aux services de lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi qu’à assurer la continuité de l’éducation afin de réduire les risques de mariage précoce, de décrochage scolaire et d’exploitation sexuelle.