Des millions de filles subissent des MGF, des viols et des mariages précoces dans le monde. World Vision appelle à agir d'urgence alors que l'échéance des ODD 2030 approche.
Une crise mondiale pour les filles
Chaque année, 12 millions de filles sont mariées avant l'âge de 18 ans, selon un rapport de l'organisation chrétienne World Vision. Le rapport souligne que les filles subissent les conséquences les plus lourdes de la pauvreté et des conflits armés, souvent sans reconnaissance ni soutien publics.Les mutilations génitales féminines restent répandues
Les mutilations génitales féminines (MGF) demeurent une réalité quotidienne pour des millions de filles. Plus de 230 millions de femmes et de filles vivent aujourd'hui avec les conséquences des MGF, et en 2026, 4,5 millions de filles, pour la plupart âgées de moins de cinq ans, y sont encore exposées.Les violences sexuelles liées aux conflits s'intensifient
Le viol utilisé comme arme de guerre constitue un problème majeur, notamment en République démocratique du Congo (RDC). En 2025, 1 534 victimes de violences sexuelles liées aux conflits ont été recensées, dont 672 jeunes filles, la plupart des victimes vivant dans les régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.Le mariage des enfants, une réponse à la pauvreté
D'autres épreuves attendent les filles dans certains pays. Chaque année, 12 millions d'entre elles sont mariées avant l'âge de 18 ans. Le rapport avertit que le mariage précoce est souvent perçu comme une solution à la pauvreté : une fille mariée réduit le nombre de bouches à nourrir et apporte une dot à la famille.L'Afghanistan restreint l'éducation des filles
En Afghanistan, où le mariage des enfants est de nouveau autorisé, les filles sont également privées d'enseignement secondaire depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021. Le rapport note que l'Afghanistan est le seul pays au monde à avoir délibérément supprimé le droit des filles à apprendre.Appel à une action mondiale
Pour l'organisation, « des solutions existent », mais « ce qui manque, c'est la volonté politique et les moyens de la traduire en actes ». Elle appelle la communauté internationale à financer la protection des filles dans les zones de conflit et à exercer une pression diplomatique pour que les Afghanes puissent retourner à l'école.