France 2 et France Inter ont diffusé jeudi soir le deuxième débat de la primaire social-démocrate, avec les candidats Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. La discussion a porté sur l’actualité, révélant à la fois des divergences et des points d’accord entre les prétendants.
Sur la question des manifestations étudiantes, Jérôme Guedj a reconnu la colère « légitime » du mouvement, mais a souligné que « aucune violence n’est acceptable », condamnant ceux qui instrumentalisent les frustrations des étudiants. Olivier Faure a qualifié la violence d’« insupportable », tout en rappelant que la question de fond reste entière. Emmanuel Maurel a critiqué la droite et l’extrême droite pour leur tentative de délégitimer les protestations. Raphaël Glucksmann a appelé à une fermeté contre la violence et à un soutien renforcé à l’école publique, dénonçant « les responsables politiques de La France insoumise » comme « totalement irresponsables ». Ségolène Royal s’est adressée directement aux étudiants, les exhortant à « arrêter de vous ruiner » et à « rentrer chez vous ».
Concernant le budget, Jérôme Guedj a insisté sur la nécessité d’une « justice fiscale », tandis qu’Olivier Faure a défendu une taxe annuelle de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros, dite « taxe Zucman ». Emmanuel Maurel a approuvé, estimant que « cette injustice indécente » touche tous les Français. Ségolène Royal a plaidé pour un « ordre fiscal juste » et le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), alors que Raphaël Glucksmann s’est opposé à la baisse des taxes sur les carburants, affirmant que « nous n’avons pas à aider ceux qui partent en week-end avec leurs gros moteurs ». Olivier Faure a proposé des mesures ne nécessitant pas de toucher au budget de l’État, en ciblant les marges des producteurs et des raffineurs. Emmanuel Maurel a suggéré de baisser la TVA sur l’électricité comme un « acte d’électrification », tandis que Jérôme Guedj a réclamé une « baisse significative et immédiate » des taxes sur les carburants.
Sur la question de la rémunération du travail, Raphaël Glucksmann a proposé de réduire les cotisations sociales sur les salaires pour « rapprocher le net du brut », une mesure critiquée par Ségolène Royal comme « dangereuse ». Emmanuel Maurel et Olivier Faure ont approuvé, ce dernier qualifiant la proposition de « droitière ».
À propos de Jordan Bardella, Olivier Faure a affirmé que le Rassemblement national est « totalement disqualifié », tandis qu’Emmanuel Maurel a dénoncé un parti « fondé par des Waffen-SS » et dirigé par un président antisémite. Raphaël Glucksmann a associé l’adhésion au RN au visionnage de vidéos d’Alain Soral, et Jérôme Guedj a souligné que les origines du parti ne doivent pas être oubliées. Ségolène Royal s’est interrogée sur la capacité du président du RN à « ne jamais se différencier » des propos de Jean-Marie Le Pen.
Sur le conflit Russie/Ukraine, la plupart des candidats ont convenu qu’un dialogue avec Vladimir Poutine est impossible, bien que Ségolène Royal ait plaidé pour « une commission permanente de négociation » incluant l’Ukraine. Raphaël Glucksmann a estimé que la France devait être « le fer de lance de l’opposition européenne à Poutine », soulignant que les attaques sur le sol européen visent non seulement l’Ukraine, mais aussi l’UE. Jérôme Guedj a partagé ce point de vue, en s’appuyant sur les leçons de l’histoire européenne.
Sur la question de Gaza, Olivier Faure a déclaré qu’il dénoncerait un génocide en tant que président, se comparant à Pedro Sánchez en Espagne. Jérôme Guedj a condamné les « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », mais a appelé à la prudence dans l’usage du terme « génocide », en citant l’histoire européenne. Raphaël Glucksmann a critiqué Olivier Faure pour avoir utilisé un terme non reconnu par la Cour pénale internationale, l’accusant d’être « obscène ». Ségolène Royal a évoqué le risque de génocide tel que décrit par des ministres israéliens, appelant à la solidarité avec les peuples concernés.
Enfin, sur les alliances politiques, Raphaël Glucksmann a réaffirmé son refus de s’allier avec La France insoumise, insistant sur les « valeurs » et le socialisme démocratique. Olivier Faure a évoqué La France insoumise comme « l’éléphant dans la pièce », plaidant pour une union des partis de gauche. Jérôme Guedj a critiqué Olivier Faure pour avoir évoqué d’éventuels accords avec LFI en vue des législatives. Olivier Faure a affirmé qu’il est nécessaire de s’allier avec les partis de gauche, les écologistes et les communistes, tandis que Raphaël Glucksmann a rejeté l’idée de soutenir Jean-Luc Mélenchon. Emmanuel Maurel a prévenu qu’en cas de victoire de Marine Le Pen, la gauche formerait un « front républicain ».
Candidats de gauche français s'affrontent sur les politiques, les alliances et Gaza lors d'un débat primaire
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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