Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire social-démocrate en vue de l’élection présidentielle française, s’est exprimé contre les violences liées aux manifestations lycéennes en France. Il a également critiqué les actions des forces de l’ordre lors de ces rassemblements. Les protestations, marquées par des blocages et des perturbations dans les établissements scolaires, se poursuivent avec des signalements de dégradations et de feux de poubelles dans des villes comme Lille, Lyon et Saint-Denis. Le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis est devenu un symbole du mouvement en raison de son rôle central dans les manifestations.
Intervenant sur BFMTV-RMC le 30 septembre, Glucksmann a reconnu la légitimité des revendications des lycéens tout en estimant que les méthodes employées pour les exprimer sont parfois condamnables. Il a insisté sur la nécessité de désamorcer les tensions et a appelé le gouvernement à répondre aux préoccupations des élèves, qu’il a qualifiées de « parfaitement rationnelles ». Ses propos interviennent alors que la frustration grandit face à l’état de l’enseignement public en France.
Le candidat a évoqué plusieurs problèmes ayant contribué à cette agitation, dont la dégradation des infrastructures scolaires. Il a souligné qu’un tiers des bâtiments scolaires en France sont insalubres ou en état avancé de délabrement. Il a également pointé l’absence de remplaçants pour les enseignants absents, aggravant la pression sur le système éducatif. Glucksmann a reconnu la colère et la détresse des élèves comme des enseignants, imputant ce mouvement à des années de négligence envers l’école publique.
Glucksmann a notamment évoqué un incident où un adolescent a été touché par une grenade lacrymogène tirée à bout portant, entraînant la perte de dents. Il a qualifié les actions des forces de l’ordre dans ces situations d’« inacceptables » et a plaidé pour une approche plus mesurée et humaine lors du traitement des manifestations. Ses déclarations reflètent une préoccupation plus large quant à l’impact des mobilisations sur les élèves et les enseignants, ainsi que la nécessité d’un dialogue pour traiter les causes profondes de ce malaise.
Des lycéens français poursuivent les manifestations malgré les appels à la désescalade
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



