Plus de 400 lycées en France continuent de faire face à de graves difficultés en raison d’un manque criant de moyens, les élèves de la région Seine-Saint-Denis dénonçant ce qu’ils qualifient d’« inégalités de traitement » et de « mépris de classe et de racisme ». Le 29 septembre 2026, au lycée Suger à Saint-Denis, élèves et enseignants se sont rassemblés pour protester contre des conditions de travail surpeuplées et dangereuses. Melya, élève au lycée Paul-Éluard, a décrit la chaleur étouffante dans les salles de classe préfabriquées et les difficultés à suivre les cours en raison des températures extrêmes. Ces problèmes persistent depuis des années, la situation s’étant aggravée après l’effondrement d’un faux plafond et des inondations dans les salles en mai 2023, poussant le personnel à exercer son droit de retrait en invoquant un « danger imminent et grave ».
Le gouvernement régional avait promis 40 millions d’euros pour la rénovation thermique, mais les travaux tant attendus n’ont commencé que cet été et devraient s’étaler sur plusieurs années. En attendant, 600 élèves utilisent des salles préfabriquées mal isolées, aggravant la surchauffe. Enseignants et élèves ont signalé des températures dépassant 30 °C dès 9 heures du matin, ainsi qu’un manque d’équipements adaptés, comme des ventilateurs ou des espaces ombragés pour se reposer. La situation a conduit à des affrontements avec les forces de l’ordre, incluant des incidents impliquant des lanceurs de grenades et des gazages d’élèves. Un adolescent du lycée Château d’Épluches à Saint-Ouen-l’Aumône a été touché au visage par un lanceur de grenades, subissant de graves blessures faciales. Une enquête a été ouverte par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN).
À Alençon, une jeune fille a vu son cou encerclé par un gendarme, entraînant des difficultés respiratoires. Les forces de l’ordre ont été déployées pour disperser les élèves au lycée Blaise-Cendrars à Sevran, et au lycée Suger à Saint-Denis, les policiers ont gazé des élèves sans qu’aucune menace ne soit avérée. L’écart entre les mobilisations et les dispositifs de sécurité a choqué une partie de la communauté éducative. Selon un compte-rendu, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré lors d’une conférence de presse que les mobilisations ne découlaient pas de « revendications » mais de « violences pures », tandis qu’un autre rapport indique que le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a évoqué des violences commises par « des gens qui arrivent cagoulés, équipés, armés de mortiers et qui savent s’en servir ».
Enseignants et syndicalistes estiment que le système éducatif national échoue à traiter les problèmes systémiques, notamment le sous-financement et le manque de ressources. L’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à de nouvelles mobilisations le 1er octobre et prévoit une grande manifestation la semaine suivante. Les tensions persistantes illustrent l’approfondissement du fossé entre les élèves et les autorités, avec des appels à une action urgente pour améliorer les conditions dans les établissements publics français.
Des élèves du lycée français manifestent contre des conditions d'apprentissage surchargées et dangereuses
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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