L’administration américaine, dirigée par le vice-président JD Vance et le secrétaire au Travail Keith Sonderling, a suspendu huit entreprises technologiques d’un programme leur permettant de parrainer des employés étrangers en vue d’une résidence permanente. Les sociétés concernées sont Microsoft, Adobe, Cognizant, Infosys, Tata Consulting Services, Wipro, HCL Technologies et Capgemini. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un effort visant à remédier aux abus présumés du système d’immigration professionnelle, que certains critiques estiment avoir permis à certaines entreprises de privilégier l’embauche de travailleurs étrangers au détriment des employés américains.
Le programme suspendu, connu sous le nom de Programme de certification du travail permanent (PERM), constitue une étape clé pour de nombreux travailleurs étrangers souhaitant obtenir une résidence permanente en fonction de leur emploi. Les entreprises participant à ce programme doivent prouver qu’aucun travailleur américain qualifié, disponible et prêt à occuper le poste en question n’existe, et doivent respecter les règles de salaire et de recrutement destinées à protéger le marché du travail américain. La suspension n’affecte pas les visas H-1B existants ni les cartes vertes déjà accordées, mais elle bloque les nouvelles demandes et les soumissions en cours.
Le vice-président JD Vance a accusé Microsoft d’être l’entreprise ayant le plus abusé du système, citant des chiffres selon lesquels 6 000 employés américains auraient été licenciés par l’entreprise en 2025, ainsi que 6 300 visas H-1B et près de 3 000 cartes vertes obtenus en faveur de travailleurs étrangers. Cependant, ces chiffres ne prouvent pas nécessairement que les employés licenciés aient été remplacés par des travailleurs étrangers ou que les mesures administratives invoquées soient de même nature. Microsoft a déclaré qu’environ 6 000 demandes de visas H-1B avaient été soumises au cours de son dernier exercice fiscal, dont 80 % visaient à prolonger ou modifier le statut d’employés déjà en poste. L’entreprise a souligné que les procédures concernant d’autres recrutements ne représentaient que 1 % de sa main-d’œuvre américaine et concernaient des personnes déjà en situation régulière aux États-Unis.
Microsoft a également rejeté l’affirmation selon laquelle les travailleurs sous visa H-1B seraient moins bien payés que les employés américains, affirmant qu’ils perçoivent la même rémunération que les autres employés occupant des postes comparables. L’administration a en revanche proposé, en août 2026, une nouvelle taxe de 103 265 dollars, soit environ 92 300 euros, sur les visas H-1B, illustrant une volonté d’augmenter le coût de certains recrutements internationaux.
L’impact économique de la suspension variera selon les entreprises concernées. Tata Consultancy Services (TCS) a indiqué que cette décision n’affecterait pas de manière significative sa stratégie de recrutement ou ses engagements commerciaux, précisant avoir déposé moins de dix demandes PERM au cours des deux dernières années. À l’inverse, Microsoft dépend fortement du programme PERM pour gérer les carrières internationales de ses employés.
Les universités américaines font également l’objet d’un examen approfondi, neuf établissements, dont Harvard, Yale, Stanford, Brown et le Massachusetts Institute of Technology, étant actuellement enquêtés sur l’utilisation des visas J-1. L’administration a proposé une contribution de 70 000 dollars, soit environ 62 600 euros, pour certaines demandes de travail étudiant en première instance dans le cadre du programme OPT.
Les actions de l’administration ont mis en lumière les contradictions de sa politique, comme en témoigne la remise simultanée de la Médaille nationale de la technologie et de l’innovation par le président Donald Trump à des leaders technologiques nés à l’étranger. Cette séquence d’événements pourrait influencer les futures discussions sur le recrutement des entreprises comme Microsoft, Adobe et Capgemini, les candidats étrangers devant se renseigner sur les programmes de parrainage et les conditions dans lesquelles une certification PERM pourrait reprendre. Les employeurs devront naviguer dans un cadre administratif dont la durée de suspension reste inconnue, ce qui soulève des questions sur l’avenir des travailleurs dont le parcours vers une carte verte dépend de cette procédure bloquée.
L'administration américaine suspend le programme de certification en immigration pour huit entreprises technologiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
perm-programtech-companiesimmigration-policymicrosofth-1b-visau-s-administration



