Les produits biologiques sont recherchés dans la restauration collective, sans être la priorité des consommateurs, selon une nouvelle étude. La demande existe, mais la visibilité et le coût restent des obstacles.
Des produits bio recherchés, mais pas une priorité absolue
Une récente étude d'opinion menée par le Cniel et Interfel révèle que si les produits bio sont appréciés dans la restauration collective, ils ne figurent pas en tête des priorités des salariés et des parents. L'enquête, réalisée en 2026, montre que 88 % des salariés et 87 % des parents souhaitent davantage de produits bio, mais que ces derniers se classent au sixième et au septième rang sur les neuf priorités examinées.Une préférence marquée pour le bio français et de saison
Les personnes interrogées se montrent plus intéressées par les produits bio d'origine française ou de saison. Ainsi, 94 % des salariés et 91 % des parents privilégient les produits bio d'origine française, tandis que 91 % des salariés et 92 % des parents se disent favorables aux produits de saison. Une majorité accepte également de payer un surcoût pour ces produits s'ils sont locaux ou français.Un besoin d'informations plus claires sur les produits bio
L'étude met en évidence un « manque de lisibilité » concernant les produits bio en restauration collective. Seuls 57 % des salariés et 55 % des parents jugent les informations sur la composition et la qualité des repas suffisamment claires. Par ailleurs, à peine 56 % des salariés et 47 % des parents comprennent le label bio européen, l'Eurofeuille.Les défis pour les professionnels de la restauration collective
Les professionnels du secteur, notamment les chefs cuisiniers et les responsables des achats, pointent des difficultés telles que le coût plus élevé des produits bio et la difficulté à garantir un approvisionnement régulier. Ils suggèrent de privilégier des produits plus faciles à intégrer, comme les pommes et les yaourts bio, qui sont moins coûteux et plus simples à gérer.Un développement du bio qui varie selon les secteurs
Le développement des produits bio varie selon les secteurs. Les écoles publiques et les universités atteignent les objectifs de la loi Egalim fixés en 2022, avec 19 % de repas bio en 2024. En revanche, les écoles privées, les hôpitaux et le secteur médico-social font face à des contraintes financières plus fortes, ce qui limite le développement de l'offre bio.