Fuite de données touchant des millions de personnes en France

Une cyberattaque a entraîné le vol de 14 millions de plaques d'immatriculation et de données personnelles appartenant à 18 millions de personnes, selon un rapport publié le 29 octobre par le site French Breaches. La fuite concerne deux prestataires de services, Auto-Planning et Auto-Controle-Paris, qui gèrent les réservations de contrôles techniques pour leurs clients partenaires.

Détails des données volées

Auto-Planning a confirmé la fuite à BFM Tech, précisant que les données dérobées comprenaient des factures, des documents confidentiels, des codes sources, des RIB (coordonnées bancaires), des mots de passe, et représentaient un volume de 9 gigaoctets. Les données incluaient les noms et prénoms des automobilistes, leurs adresses électroniques et numéros de téléphone portable, les adresses IP associées aux réservations de rendez-vous, les noms et adresses précises des centres de contrôle fréquentés, ainsi que 36 545 factures au format PDF susceptibles de contenir des informations de RIB.

Risques potentiels liés à la fuite

Les plaques d'immatriculation volées ne présentent pas, à elles seules, de risque direct. Cependant, combinées à des coordonnées personnelles, elles peuvent servir à mener des campagnes d'hameçonnage, à envoyer de fausses demandes de contrôles techniques frauduleux et, potentiellement, à voler des informations bancaires. Les cybercriminels pourraient également utiliser ces données pour envoyer de faux SMS ou courriels exigeant le paiement d'amendes ou de frais administratifs liés à l'immatriculation d'un véhicule ou à de prétendues infractions, comme de fausses amendes de l'ANTAI.

Conséquences plus larges de la fuite

L'accumulation de ces données pourrait également conduire à un vol d'identité : des personnes concernées pourraient recevoir des amendes pour des faits qu'elles n'ont pas commis, les plaques d'immatriculation pouvant être utilisées par d'autres véhicules. Par ailleurs, ces données pourraient permettre de croiser des informations afin de déterminer le lieu de résidence des personnes touchées, ce qui augmenterait le risque de cambriolage.

Autorités françaises informées

La CNIL, l'autorité française de protection des données, a été informée de la fuite conformément à ses obligations. Les personnes concernées sont invitées à vérifier directement auprès des services ou entreprises concernés toute communication suspecte.