Un pirate baptisé ChimeraZ affirme avoir vendu 850 000 plaques d'immatriculation françaises avec des données personnelles, exposant les victimes à des arnaques et au vol d'identité.
Un pirate affirme vendre des données de plaques d'immatriculation françaises
Le 24 octobre 2026, un pirate connu sous le nom de ChimeraZ a annoncé la mise en vente d'un fichier contenant près de 850 000 plaques d'immatriculation françaises, ainsi que des informations personnelles telles que des noms, des adresses e-mail, des numéros de téléphone et, parfois, des adresses postales. Selon ses dires, le fichier aurait été obtenu en exploitant une faille de sécurité sur un site web non identifié.Des données qui couvrent plus de dix ans
Selon FrenchBreaches, une analyse d'une copie du fichier de 175 Mo a montré que les enregistrements couvrent une période allant de 2017 à 2026. Cela suggère que les données pourraient avoir été collectées sur près de dix ans, exposant potentiellement un grand nombre de personnes à des risques d'usurpation d'identité ou de fraude.Une source qui ne semble pas liée aux grands systèmes français
Le fichier ne semble pas provenir des grands systèmes français d'immatriculation des véhicules, comme le SIV ou l'ANTS. Il serait plutôt issu d'un service en ligne lié à l'automobile. ChimeraZ affirme également disposer d'une seconde base de données contenant près de deux millions de plaques supplémentaires, mais cette affirmation n'a pas été confirmée.Risques d'escroqueries et d'usurpation d'identité
Les informations contenues dans le fichier pourraient servir à créer de faux avis de contravention envoyés par SMS ou par e-mail, en se faisant passer pour des entités officielles comme l'ANTAI. Les victimes pourraient être incitées à payer de fausses amendes via des liens. Les escrocs pourraient également se faire passer pour des assureurs ou des garagistes afin d'obtenir des informations plus sensibles, comme des coordonnées bancaires.Les conséquences juridiques de l'usurpation de plaques d'immatriculation
En vertu de l'article L.317-4-1 du Code de la route, l'utilisation d'une usurpation de plaque d'immatriculation pour escroquer autrui peut entraîner jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Cela souligne la gravité de l'infraction et les conséquences juridiques potentielles pour les personnes impliquées dans de telles escroqueries.Comment vérifier un avis de contravention
Les automobilistes sont invités à vérifier les avis de contravention directement sur les sites officiels du gouvernement, comme antai.gouv.fr ou amendes.gouv.fr, en saisissant l'adresse dans leur navigateur. Ils doivent éviter de cliquer sur les liens figurant dans les SMS ou les messages instantanés. Si un SMS semble suspect, il peut être signalé au 33700.Ressources pour les victimes de fuites de données
Le gouvernement français propose des ressources aux victimes de fuites de données et d'escroqueries sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr. Toutefois, aucun service public ne permet actuellement de vérifier si sa plaque d'immatriculation figure dans le fichier mis en vente par ChimeraZ. Si une personne reçoit une amende pour une infraction qu'elle n'a pas commise, elle devra peut-être déposer une plainte et contester l'avis dans un délai de 45 jours.