Le 1er octobre, des créateurs et créatrices de contenus pour adultes se sont rassemblés à l’Esplanade des Invalides, à Paris, pour protester contre un projet de loi intitulé Projet de loi intégral contre les violences sexuelles et sexistes, qu’ils estiment menacer leurs droits. La manifestation, organisée par le collectif Catts (Travailleuses du Sexe en Télétravail), affichait des slogans comme « Pédos en liberté, TDS traqué.e.s » et « Tout nommer proxénétisme = destruction de nos droits ». Ce texte, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, vise à classer les actes sexuels à distance et rémunérés comme de la prostitution, ciblant des plateformes comme OnlyFans et Mym.
L’article en question, l’article 25, propose de criminaliser l’achat de tels actes via des intermédiaires ou des utilisateurs, étendant ainsi le cadre juridique du monde physique au monde virtuel. Selon Isabelle Rauch, corapporteure du projet de loi pour le parti Horizons, cette mesure vise à sanctionner les clients et les intermédiaires dans l’espace numérique, à l’instar de ce qui existe déjà dans l’espace physique. Cependant, Madeleine Rousset, militante de Catts et créatrice de contenus pour adultes, met en garde : cet article pourrait « précariser » les créateurs, les poussant vers des plateformes moins régulées, voire dangereuses, comme Telegram, Snapchat ou le dark web.
Le débat porte notamment sur la définition de la prostitution, de la pornographie et du rôle des intermédiaires, comme les gestionnaires de OnlyFans, qui aident les créateurs à développer leurs contenus. Isabelle Rauch précise que la loi cible la prostitution, et non la pornographie, et distingue le contenu basé sur des abonnements des actes sexuels individualisés. Zoé Faucher, membre de Catts, souligne quant à elle que le travail du sexe en ligne est un choix, insistant sur l’autonomie des créateurs.
Ce projet de loi suscite des divisions au sein de l’Assemblée nationale. Le groupe Écologiste et Social a proposé un amendement visant à supprimer l’article 25, estimant qu’il assimile à tort la création de contenus à distance avec le travail du sexe physique, deux activités qui nécessitent des protections et des reconnaissances différentes. Le gouvernement a également déposé un amendement ciblant l’exploitation par les gestionnaires de OnlyFans, en appliquant les critères de traite humaine aux contenus sexuels en ligne. Catts se dit d’accord sur la nécessité de réguler les gestionnaires de OnlyFans, mais argue que la répression ne résoudra pas le problème, car criminaliser les créateurs pourrait les pousser vers ces intermédiaires.
Le débat autour de ce projet de loi s’annonce long, reflétant les désaccords plus larges sur la nature du travail du sexe et l’équilibre entre protection et liberté individuelle.
Des créateurs de contenu pour adultes français manifestent contre la nouvelle loi anti-violences sexuelles
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



