Les arbres possèdent une capacité surprenante à percevoir leur propre forme et à ajuster leur posture grâce à un type particulier de bois appelé tension wood. Ce processus est similaire à la manière dont les animaux maintiennent leur équilibre et leur posture. Les arbres peuvent ainsi grandir droit et vertical malgré avoir été renversés par des tempêtes ou des glissements de terrain. Depuis les années 1950, les scientifiques savent que les arbres possèdent un type de bois qui agit comme un muscle, les aidant à se courber et à corriger leur forme au fil du temps. Des études récentes ont montré que les arbres utilisent une combinaison de sens pour détecter la gravité, la lumière et leur propre courbure, ce qui leur permet de se redresser.
Pour un arbre, grandir droit et vers le haut n’est pas automatique. Un vent fort ou un glissement de terrain peut le pencher, voire même le renverser. Cependant, l’arbre peut progressivement ajuster sa position afin que son sommet retrouve une orientation verticale. Si un espace de lumière apparaît après la chute d’un arbre voisin, l’arbre tend à se courber vers la lumière. Ces ajustements, dans un sens ou un autre, pourraient entraîner un tronc tordu. Cependant, dans de grandes forêts, les arbres restent souvent droits, même après avoir subi des perturbations.
Une forme droite et verticale est cruciale pour les arbres. Cela leur permet d’atteindre rapidement la lumière, ce qui est vital dans un environnement forestier concurrentiel. Cela réduit également le risque de se casser sous leur propre poids ou dans un vent fort. Cette capacité devient de plus en plus importante à mesure que les événements météorologiques extrêmes deviennent plus fréquents, et que les arbres sont exposés à des vents plus violents, à des sols instables ou à des glissements de terrain lors des fortes pluies.
Au fil du temps, les plantes ont développé la capacité de percevoir la gravité et la lumière ainsi que leur propre courbure. Des cellules spécialisées dans leurs tiges, appelées statoliths, les aident à détecter la direction de la gravité, de la même manière que les petits cailloux dans notre oreille interne nous aident à percevoir l’équilibre. Ces statoliths sont sensibles à l’inclinaison de la tige, et non aux mouvements soudains. Les arbres utilisent également un processus appelé proprioception — un moyen de percevoir la position de leur propre corps, bien que le mécanisme exact soit encore en cours d’étude.
En réponse à ces perceptions, les arbres peuvent activer le déflexion de leurs troncs. Chez les espèces à feuilles larges, cela se fait grâce au tension wood, qui se forme sur le côté supérieur des tiges inclinées. Alors que de nouvelles fibres se développent, elles se contractent, aidant le tronc à se redresser progressivement au cours de semaines ou d’années. Ce type de bois pose un problème pour les sylviculteurs, car il peut provoquer des éclats lorsque les arbres sont abattus ou entraîner des déformations après la coupe.
Les chercheurs ont testé si le tension wood agissait comme des muscles antagonistes chez les animaux, travaillant l’un contre l’autre pour maintenir la posture. Pour isoler l’effet de la proprioception, ils ont utilisé un dispositif expérimental qui annulait d’autres perceptions, telles que la lumière et la gravité. Ils ont placé des peupliers dans un appareil tournant appelé clinostat, qui empêche les arbres de percevoir la gravité. Cela a permis aux chercheurs d’observer comment les arbres ajustaient leur posture uniquement en fonction de leur propre courbure.
Au début de l’expérience, les peupliers ont été placés horizontalement dans une sphère. Sans le clinostat, ils se sont courbés vers le haut, comme prévu, en raison de leur perception de la gravité. Après une douzaine de jours, les arbres avaient développé une courbure notable. Ensuite, le clinostat a été activé, éliminant la perception de la gravité. Au cours des semaines suivantes, les peupliers ont progressivement redressé leurs troncs. Des coupes transversales des troncs ont montré que le tension wood s’était formé sur le côté supérieur pendant la première phase de l’expérience. Une fois le clinostat activé, un nouveau tension wood s’est formé sur le côté opposé, confirmant l’hypothèse qu’il agit comme un muscle antagoniste.
Cette expérience a démontré que les arbres possèdent une boucle sensori-motrice pour le contrôle de leur posture, similaire à celle trouvée chez les animaux. Dans des conditions naturelles, les arbres intègrent divers signaux — lumière, gravité et leur propre forme — pour ajuster leur croissance. Autrefois, la présence de tension wood était souvent considérée comme une anomalie, mais elle est désormais considérée comme une partie essentielle de la capacité d’un arbre à maintenir une forme verticale. Cette capacité est cruciale pour que les arbres puissent accéder à la lumière et éviter de se casser sous leur propre poids. Pour les humains, cela signifie également que le bois droit et solide est important pour la construction et le meuble. Le fait de sélectionner des arbres qui produisent peu de tension wood était une erreur ; au contraire, les arbres idéaux sont ceux qui peuvent percevoir leur posture et l’ajuster rapidement et efficacement.
Les arbres utilisent un bois spécial pour détecter et corriger leur courbure
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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