La France libère 10 millions de barils de ses réserves stratégiques pour réduire les prix du carburant de 12 à 18 centimes, dans le cadre d'un effort du G7 pour alléger les coûts énergétiques.
Libération des réserves de carburant
La ministre de l'Énergie, Maud Bregeon, a expliqué devant le Sénat comment le gouvernement va libérer 10 millions de barils issus des réserves stratégiques de carburant de la France, afin de faire baisser les prix à la pompe de 12 à 18 centimes. Cette mesure s'inscrit dans un effort coordonné du G7 pour réduire les prix des carburants.Détails de la libération des réserves
Les 10 millions de barils seront mis sur le marché progressivement, de novembre à janvier, et vendus à un prix presque quatre fois inférieur au cours actuel du marché. Un décret du 24 octobre publié au Journal officiel fixe les conditions de cette vente, afin que les économies soient intégralement répercutées sur les consommateurs.Sécurité des approvisionnements préservée
Maud Bregeon a assuré au Sénat que les réserves françaises de carburant restent pleinement approvisionnées et que cette libération ne compromet pas la sécurité des approvisionnements. La quantité libérée représente environ 10 % de l'ensemble des réserves stratégiques, et le gouvernement fournira des points hebdomadaires sur l'impact de cette libération sur les prix des carburants.Inquiétudes sur les prix de l'énergie
La libération des réserves intervient alors que les prix de l'énergie augmentent : le baril de pétrole Brent a atteint 115 dollars, pour la première fois depuis mai. Cette hausse est liée aux attaques en cours des Houthis contre l'Arabie saoudite et aux craintes de tensions militaires entre les États-Unis et l'Iran.Aide aux grands rouleurs
De nouvelles demandes d'aide destinée aux grands rouleurs, qui offre 100 euros pour la période d'octobre à décembre, ont été ouvertes. Le seuil de revenus a été relevé afin de couvrir 5,5 millions de personnes, et l'aide totale engagée depuis le début de la crise atteint près de 1,5 milliard d'euros.Problèmes liés au chèque énergie
La ministre a répondu aux inquiétudes concernant le chèque énergie, une aide de l'État destinée aux ménages à faibles revenus. Le nombre de bénéficiaires a diminué, alors que davantage de ménages éligibles avaient été identifiés en 2025. Le montant du chèque, initialement de 150 euros, a perdu de son pouvoir d'achat sous l'effet de l'inflation, et aucune revalorisation n'est prévue.Tensions autour du programme nucléaire
Les discussions ont également porté sur le désaccord entre le gouvernement français et la Commission européenne au sujet du financement du programme français de relance du nucléaire. Bruxelles a demandé davantage d'interconnexions avec les pays voisins, ou des garanties qu'une partie de l'électricité d'EDF sera vendue à l'étranger, mais le gouvernement a fixé des limites fermes à ces exigences.Hausse des prix du gaz naturel
Le prix du gaz naturel européen a dépassé 90 euros le mégawattheure, son niveau le plus élevé depuis décembre 2022. En conséquence, le prix de référence de vente du gaz augmentera de 6,6 % pour les six millions de ménages concernés, à partir du 1er novembre.