Frissure est un hapax — un mot que Myriam Gourfink a créé au cours d’une méditation, un terme qui n’avait jamais existé auparavant. Ce mot rassemble plusieurs sensations — le craquement, le frisson, la fissure — et incarne des moments de rupture ou de division. Dans sa performance au Petit Odéon, Gourfink explore ce mot inventé à travers sa propre chorégraphie. Allongée au sol et semblant immobile, elle laisse son corps vibrer et se mouvoir, traduisant le sens de Frissure par l’expression physique. La pièce ouvre un seuil métaphorique, invitant le public à réfléchir sur l’idée de brisure ou de séparation. La performance s’accompagne d’une composition originale, de basse et d’éléments électroniques en direct signés Kasper T. Toeplitz, qui enrichissent l’expérience sensorielle. Les costumes ont été conçus par Catherine Garnier, contribuant au langage visuel de l’œuvre. Frissure est produite par Loldanse et coproduite par l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Elle bénéficie du soutien financier de la Fondation Odéon-Théâtre de l’Europe et est subventionnée par le ministère de la Culture — direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France. La performance s’est tenue du 3 au 7 novembre 2026 au Petit Odéon à Paris. Les représentations avaient lieu du mardi au samedi à 18 heures, sans spectacle les dimanches et lundis. Cet événement s’inscrit dans une exploration plus large de la danse expérimentale et contemporaine, reflétant les tendances actuelles des arts de la scène. Frissure incarne un mélange unique de langage, de mouvement et de son, repoussant les frontières traditionnelles entre les formes artistiques. L’œuvre de Gourfink invite le public à s’interroger sur les notions de création et de rupture, tant dans le corps que dans le langage. Cette performance illustre ainsi l’évolution de la danse contemporaine, qui intègre des influences variées et repousse sans cesse les limites de l’art.