Des professionnels français se tournent vers les métiers manuels car l'IA menace les emplois traditionnels, certains cherchant la sécurité dans des métiers comme fleuriste ou plombier.
Les IA poussent certains actifs à repenser leur carrière
Alors que l'intelligence artificielle s'intègre de plus en plus dans le travail quotidien, certains professionnels français reconsidèrent leur parcours et se tournent vers des métiers manuels, perçus comme plus à l'abri des bouleversements liés à l'IA.Des métiers manuels perçus comme plus sûrs
Une analyse de l'Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), réalisée en partenariat avec Coface, indique que les métiers reposant sur le travail manuel ou sur des interactions humaines complexes, comme la production, le bâtiment et la maintenance, sont moins exposés à l'IA. Ces emplois sont plus difficiles à automatiser en raison de leur nature physique ou imprévisible.Des reconversions en réponse à l'IA
Une secrétaire de 20 ans d'expérience, par exemple, a vu son travail de plus en plus affecté par l'IA, notamment pour des tâches comme la rédaction et la planification. Elle s'est inscrite à un CAP fleuriste, convaincue que le travail manuel et créatif ne pouvait pas être remplacé par l'IA. Un étudiant en design graphique, quant à lui, a estimé que son domaine était vulnérable à l'IA et envisage de se tourner vers des métiers plus manuels, comme l'hôtellerie-restauration ou le bâtiment.L'avis d'un expert du marché de l'emploi
Eric Gras, spécialiste du marché de l'emploi chez Indeed, affirme qu'aucun signe actuel ne démontre un basculement à grande échelle des cols blancs vers les métiers manuels en France. Il prévoit toutefois qu'avec la transparence croissante sur les salaires, les jeunes actifs pourraient commencer à considérer les métiers manuels comme offrant des rémunérations compétitives, ce qui remettrait en question les parcours éducatifs traditionnels.Conseils pour s'adapter à l'IA
Gérald Maury, directeur régional de Mon CEP, met en garde contre l'alarmisme et conseille aux actifs d'évaluer leur niveau d'exposition au risque lié à l'IA, d'identifier leurs compétences transférables et d'explorer des alternatives plutôt que de procéder à des changements de carrière brutaux. Un baromètre 2026 sur l'évolution professionnelle montre que 36 % des actifs commencent à réfléchir à leur avenir professionnel, avec une préférence croissante pour rester dans leur secteur actuel, gage de stabilité et d'expérience.