L'IA transforme 95 % des activités professionnelles, stimule la productivité, mais engendre des coûts cachés comme une compréhension technique réduite et des pénuries de talents.
L'IA transforme les activités professionnelles
Une étude de 2026 réalisée par Morgan Philips France indique que l'intelligence artificielle modifie 95 % des activités professionnelles, sans en supprimer aucune. Elle a toutefois fait apparaître de nouveaux défis, notamment une baisse de la compréhension technique chez les salariés.Les tâches deviennent plus complexes et plus nombreuses
L'étude, menée auprès de 101 professionnels, révèle que l'IA complexifie 48,5 % des tâches et augmente leur volume de 46,5 %. Cet impact est particulièrement visible dans le marketing, l'informatique, le juridique, les ressources humaines et la finance.Le travail évolue, il ne disparaît pas
Samuel Tamagnaud, président de Morgan Philips France et directeur général adjoint du groupe Morgan Philips, affirme que l'IA ne supprime pas le travail mais en change la nature. Elle accorde davantage d'importance au jugement et à la prise de décision, ce qui exige de nouvelles compétences et de nouvelles formations.Les entreprises privilégient la formation interne
Neuf entreprises sur dix préfèrent former leurs salariés actuels plutôt que recruter à l'extérieur, car cette solution est plus rentable. Toutefois, 60,4 % des entreprises déclarent manquer de personnel possédant les bonnes compétences, et 46 % ne savent pas où les trouver.L'IA stimule la productivité mais creuse les écarts de compétences
Une étude du MIT et de Microsoft montre que l'IA augmente de 26 % le nombre de tâches accomplies dans le développement logiciel. Des ingénieurs comme Coralie Delpha, chez Railblocks, utilisent des outils d'IA pour écrire du code, ce qui réduit le besoin de codage manuel.L'IA ralentit le renouvellement des compétences
Malgré les gains de productivité, l'IA a entraîné une baisse de 19 % de l'emploi des jeunes par rapport aux niveaux attendus. Ce ralentissement du renouvellement des compétences crée des difficultés pour le développement de la main-d'œuvre future.La compréhension technique recule
Une étude d'Anthropic montre que les développeurs juniors qui utilisent des outils d'IA obtiennent des résultats inférieurs de 17 % aux tests de compréhension. Cette baisse de compréhension peut faire grimper les coûts de maintenance et de sécurité, et révèle des problèmes de qualité cachés.Forte demande de compétences hybrides
Les emplois les plus difficiles à pourvoir exigent un mélange de connaissances professionnelles, de compétences technologiques et de pensée critique. Les métiers de l'informatique, de la donnée et de l'IA sont les plus recherchés, tandis que les fonctions de management et de finance connaissent également des pénuries.Les difficultés de recrutement persistent
Quarante-six pour cent des entreprises ne savent pas où trouver ces profils qualifiés, ce qui entraîne des coûts de recherche plus élevés et des délais de recrutement plus longs. Cette difficulté persiste alors même que les entreprises investissent massivement dans l'IA sans rendement clairement établi.L'IA redessine l'économie du travail
L'IA transforme l'économie du travail en accroissant la productivité et en modifiant la nature des emplois. Elle introduit toutefois des coûts cachés, notamment une compréhension technique réduite et une pénurie de travailleurs qualifiés.Un usage équilibré de l'IA est essentiel
Un doctorant en psychologie a souligné la nécessité d'un usage rigoureux de l'IA afin qu'elle offre le meilleur retour sur investissement. Les entreprises doivent s'adapter à ces changements par la formation et en gérant la prime croissante accordée aux compétences rares.