Une possible augmentation de la contribution mobilité, une contribution versée par les entreprises pour financer les transports en commun, pourrait augmenter de 0,6 point de pourcentage dans le budget 2027, selon France Urbaine, l’association des métropoles françaises. Cette mesure pourrait être intégrée au projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Le Medef de Haute-Garonne, organisation patronale représentant les employeurs de la région, s’oppose à cette hausse, estimant qu’elle pourrait représenter plus de 100 millions d’euros de coûts supplémentaires par an pour les entreprises. L’organisation indique que le taux pourrait passer de 2,15 % à 2,75 %, ce qui représenterait plus de 100 millions d’euros supplémentaires par an pour les employeurs. Pour une petite ou moyenne entreprise de 50 salariés, le Medef estime que cette modification entraînerait un surcoût de plus de 10 000 euros par an. L’organisation patronale refuse donc toute augmentation de la contribution mobilité métropolitaine. Thomas Fantini, président du Medef Haute-Garonne, explique que la contribution mobilité est directement assise sur les salaires : l’augmenter reviendrait à alourdir le coût du travail. Par ailleurs, les entreprises ne peuvent pas payer deux fois – une fois à Paris, une fois à Toulouse. Olivier Corcoles, porte-parole du Medef Haute-Garonne, souligne que ce budget touchera toutes leurs entreprises, des TPE aux grands groupes. Il estime que les entreprises ne peuvent pas supporter de nouvelles contributions successives de l’État et des collectivités locales. Le Medef 31 appelle les parlementaires à exclure les mesures qui augmenteraient le coût du travail et à préserver la capacité d’investissement des entreprises. Le monde patronal reconnaît en effet la nécessité de financer les transports et leur importance pour l’attractivité des métropoles. Il demande que d’autres solutions soient envisagées avant d’augmenter les contributions des employeurs.