Les organisations patronales s'opposent aux mesures de coût du travail de 2027

Les organisations patronales françaises, dont le Medef, Les Entrepreneurs et l'U2P, ont demandé au gouvernement d'abandonner certaines dispositions du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui, selon elles, augmenteraient fortement le coût du travail. Elles estiment que ces mesures pourraient rendre plus difficile pour les entreprises le financement des hausses de salaires et risquent d'entraîner des tensions financières.

Un SMIC déjà en hausse

Les organisations ont rappelé que le salaire minimum en France avait déjà été revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026. Elles ont également souligné que les prévisions d'inflation pourraient entraîner une nouvelle hausse dès le 1er janvier 2027, voire dès le 1er décembre, ce qui ajouterait à la pression pesant sur les entreprises.

Modifications proposées des cotisations patronales

Le PLFSS prévoit de prolonger le gel des allègements de cotisations patronales et d'inclure la participation et l'intéressement dans leur calcul. Ce traitement serait semblable à celui actuellement appliqué à la prime de partage de la valeur, ce qui alourdirait la charge financière des entreprises.

Coût estimé des mesures proposées

Selon les organisations patronales, les changements proposés représenteraient un surcoût d'environ 550 euros par salarié et par an, soit plus de 11 milliards d'euros chaque année. Elles ont averti que ces charges pourraient compliquer les négociations salariales et provoquer des tensions sociales, dans un contexte économique déjà difficile.

Appel à une autre stratégie budgétaire

Les organisations ont exhorté le gouvernement et les parlementaires à renoncer à ces dispositions, estimant que les finances publiques devraient être redressées par la maîtrise des dépenses plutôt que par une hausse du coût du travail. Le président du Medef, Patrick Martin, a également mis en garde sur France Info contre un risque de « chaos dans les entreprises » si la hausse du SMIC et l'augmentation du coût du travail étaient mises en œuvre en même temps.